Les Aigles de Wildhammer

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 Le Journal de Durandill

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Durandill
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MessageSujet: Le Journal de Durandill   Mer 18 Avr 2007 - 16:54

[HRP] Le vol de mon compte, la sortie de l'extension, et plus récemmnent mon déménagement (avec les problèmes de connexion internet que cela engendre) ont fait que je n'ai plus touché à Durandill depuis quelques temps. Il sera cependant bientôt de retour. En attendant, voici quelques pages de son journal [/HRP]

Desolace, 1er jour

Je suis arrivé ce matin en Desolace, et j'y ai rencontré le frère Anton de la Croisade Ecarlate. C'est mon tout premier contact avec ce groupe dont je n'ai jamais entendu parler. Il m'a envoyé combattre des squelettes dans le sud de Desolace, et comme je dois m'y rendre pour tenter une approche diplomatique avec des centaures de la région, j'ai accepté de l'aider.

La traversée du territoire est longue, le paysage désolé... La région porte bien son nom, pourtant les animaux y pullulent. Vu leur agressivité à mon égard, je me demande s'ils ne sont pas tous devenus carnivores... Quoique, les kodos restent placides, j'en ai même capturé pour aider un gobelin à monter une caravane marchande, et je vais passer la nuit dans sa hutte.

Desolace, 2ème jour

Le cri d'un rapace m'a réveillé cette nuit. Je me suis levé pour observer les environs, et j'ai distingué des lumières sur une sorte de promontoire, au loin. J'ai interrogé mon hote au matin, et il m'a expliqué qu'il s'agit d'un avant poste installé là par la Horde. Comme je suis seul (le gobelin ne veut pas risquer de perdre les clients de la Horde, comme tous ceux de sa race) et que j'ai a faire dans le sud, je ne m'aventure pas de ce coté.

J'ai passé l'après-midi à éviter des démons qui pullulent dans la région. Ils semblent arriver par des espèces de portails et j'ai vu des trolls et des taurens s'affairer autour de ces portails par moment. Il semblent qu'ils essaient d'invoquer des démons, mais ceux-ci les attaquent dès leur arrivée. Une fois le démon vaincu, le portail semble perdre toute propriété magique... Etrange, est-ce qu'ils essaient d'invoquer des démons, ou de les vaincre?

Desolace, 3ème jour

J'ai rencontré les centaures, et il semble que devenir leur ami sera long, et dangeureux. J'ai parlementé avec eux toute la journée, et je les ai plus ou moins convaincu. Ils attendent cependant de moi que je les aide à lutter contre leurs ennemis, ce que j'ai accepté. Je me suis ensuite rendu dans une petite vallée dont m'avait parlé frère Anton... Il y aura du travail demain.

Desolace, 10ème jour

Mission accomplie. Enfin. Gagner l'amitié de ces centaures n'a pas été chose facile, mais j'y suis finalement arrivé. J'ai également combattu des squelettes jusqu'à épuisement, et frère Anton est très enthousiaste, il m'a parlé de la Croisade écarlate et de sa mission, et j'ai décidé d'aller leur préter main forte. Il veut que j'aille parler à un dévot qui vit à Southshore, mais j'ai décidé d'aller directement me présenter au monastère écarlate, au coeur du danger, là où je serai le plus utile.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mar 24 Avr 2007 - 11:44

Contrefort d'Hautebrande, 1er jour

Je suis arrivé ce matin dans les hautes-terres d'Arathi par le gryphon, et j'ai commencé mon voyage en direction de l'ouest. Beaucoup de raptors, quelques ogres dans les collines, mais je les ai ignorés. J'ai du quitter la route un moment, car un groupe important de réprouvés étaient en déplacement. Ils ont croisé le lieutenent Valorcall qui patrouillait devant les ruines de Stormgarde, et je suis allé leur préter main forte. Une bonne chose de faite, même si ce combat m'a ralenti. Je suis arrivé au mur de Thoradin et je vais camper là. Je sais qu'il y a un camp de nains à Hautebrande, mais c'est au sud, tout comme la cité humaine, et ma destination est le nord. J'hésite encore sur la route à prendre... Soit je coupe au plus court, et traverse les montagnes d'Alterac, soit je fais un petit détour par le pic saluer mes frères Wildhammer. La nuit porte conseil.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mer 25 Avr 2007 - 11:10

Bastion des Wildhammer, 1er jour

J'ai finalement décidé d'aller me reposer deux jour chez les Aigles. Cela me fera le plus grand bien. Je suis arrivé après la fête pour l'anniversaire de Fili, hélas, et les Aigles étaient partis à Jinta'alor pour 'faire la fête' avec les trolls. Je les ai rejoint grâce à mon nouveau destrier, et j'ai ainsi pu combattre avec eux et les aider à libérer Sharpbeak, un pauvre bébé gryphon kidnappé par les trolls.

Bastion des Wildhammer, 2ème jour

J'ai trouvé un cadeau pour Fili, hélas il était déjà reparti quand je me suis levé. Je le lui enverrai plus tard.

Maleterres de l'ouest, 1er jour

Je suis parti du pic ce matin. J'ai oublié de poster le cadeau pour Fili, je le garde en attendant notre prochaine rencontre. Ce jour de repos m'a fait du bien, et sera nécessaire pour éviter les créatures qui peuplent les Maleterres. J'espère que ça suffira...
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 30 Avr 2007 - 16:25

Prairies de Tirisfal, 1er jour

Je pensais bivouaquer dans les Maleterres... Quelle idée stupide! J'ai du abandonner mon campement en catastrophe et j'ai passé toute la nuit à fuir mes poursuivants : des ours dans un tel état qu'il m'était difficile de croire qu'ils étaient encore en vie, des loups tout aussi vif malgré leurs blessures purulentes, des araignées au venin mortel... Heureusement, la constitution des nains est des plus solide, particulièrement contre toutes sortes de poisons.

Au petit matin, j'ai atteint la barricade. J'ai reconnu le tabard de l'aube d'argent, mais sur des orcs et des réprouvés? J'ai préféré profiter du fait qu'ils étaient encore à moitié endormi pour passer discrètement. L'Aube d'Argent aurait-elle été corrompue? Je suis ensuite parti vers le nord, mais la fatigue m'a rattrapé et j'ai décidé de me reposer quelques heures, avant de reprendre ma route.

Prairies de Tirisfal, 2ème jour

Cette nuit n'a pas été de tout repos non plus. J'ai été réveillé par des bruits de combats, tout proche. Une patrouille portant le même tabard que frère Anton était tombée dans une embuscade de morts-vivants. Ils allaient être submergés quand je suis arrivé. J'ai frappé celui qui semblait être le chef, et sa mort a désorganisé les assaillants. Puis, j'ai utilisé la puissance de la Lumière pour soigner ceux qui semblaient le plus mal en point. Les créatures de la nuit ont fuit, et j'ai pu me présenter à ces gens. Ils sont très soupçonneux, mais comme je leur ai sauvé la vie, ils ont décidé de me faire une confiance toute relative. Ils ont pris mon armure et mes armes et m'emmènent avec eux au monastère.

Prairies de Tirisfal, 5ème jour (Monastère écarlate)

Après avoir croupi dans une cellule des plus inconfortable, pendant deux jours, j'ai finalement été reçu par le commandant Mograine. C'est un homme fascinant au charisme certain. La lettre de frère Anton a été trouvée dans mon sac (heureusement, ils n'ont pas touché au cadeau pour Fili) et après un interrogatoire serré, j'ai été accepté parmi eux. Je ne leur tiens pas rigueur pour méfiance, ils vivent ici sur le fil du rasoir, entre Lordaeron en ruine et peuplée de morts vivants, et le fléau qui hante les Maleterres à l'est.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 14 Mai 2007 - 13:30

[HRP] Je situe le présent passage une semaine avant la sortie de BC, quand
le remplaçant de Kazzak a commencé à attaquer les capitales. J'ignore s'il
s'est vraiment rendu à Fossoyeuse (serait-il passé dans l'ascenseur?) mais
on va faire comme si [/HRP]

Prairies de Tirisfal, 9ème jour (Monastère écarlate)

Je suis parti ce matin pour apporter un message à l'un de nos nombreux
camps de la région. Nous sommes tombés sur un groupe de morts vivants près
d'un lac. Ils ne nous ont pas trop donné de mal et nous avons continué
notre route, éliminant les cadavres ambulants qui évoluaient seuls dans la
région.

Nous passions près des ruines de Lordaeron lorsque un démon gigantesque a
attaqué la ville. Nous nous sommes embusqués pour observer le combat qui
faisait rage avec les morts-vivants. Des orcs et des trolls ont surgi des
environs pour combattre le démon mais ils furent massacrés. Les gardes de
la cité ont subit le même sort, avant qu'une armée plus imposante ne fasse
son apparition. Ils portaient tous le même tabard, et ont commencé le
combat. Le démon ne parvenait pas à les vaincre, et il a finit par fuir.

J'observais ce groupe : des orcs, des trolls, des hommes-taureaux et des
morts-vivants. Ces derniers ne ressemblaient pas à ceux qui j'avais
combattu jusqu'ici. Leur intelligence semblait plus développée. D'un autre
coté, c'était la première fois que j'avais l'occasion d'en observer de si
près, en dehors d'un combat évidemment.

Le groupe finit par entrer dans les ruines qui, m'apprirent mes camarades,
abritait tout une population de morts-vivants, sous les ordres de
Varimatrhas le Seigneur de l'effroi et de Sylvanas, sa concubine, une
ancienne elfe tuée par Arthas jadis.

Nous avons délivré nos ordres avant de repartir en direction du monastère.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Ven 18 Mai 2007 - 10:46

Monastère écarlate, 21ème jour

J'ai été réveillé par des cris terrifiants cette nuit. Je me suis levé, et je suis sorti de ma petite chambre. Les couloirs étaient déserts. C'est alors que j'ai entendu un souffle court et que mon pied s'est posé dans une flaque de liquide tiède. Je vis alors une jeune paladine agonisant dans une alcove. Ses vêtements étaient en lambeau, des traces de griffure et de morsures étaient visibles. C'est dans son sang que j'avais marché...

Je commençai à incanter mon plus puissant sort de soin quand je perçus un mouvement derrière moi, à la périphérie de mon champ de vision. Je continuai d'en appeler à la Lumière, car la malheureuse était dans était que je jugeais critique, mais je fus violement projeté contre le mur par les 500kg de muscles d'un félin lancé à pleine vitesse. La bête devait être sonnée aussi car elle ne se jetta pas sur moi immédiatement. J'eu le temps de me relever et de détailler cet adversaire impromptu: un magnifique lion d'un noir de jais me fixait, se déplaçant latéralement pour se mettre entre moi et la jeune fille qui se vidait de son sang.

Les Wildhammer sont un peuple de nains proches de la nature, et je ne peux cacher que cet animal était d'une beauté rare. Mais il était avant tout une menace et sa présence dans nos murs d'augurait rien de bon. J'étais déterminer à la vaincre malgré mon admiration.

Je lançai un puissant sort pour assomer l'animal, mais celui résista à ma magie et ce fut pour lui le signal de l'attaque. Il feula et bondit sur moi. N'ayant pas mis mon armure, je tentais d'esquiver le coup mais sa patte me lacéra l'épaule. C'est alors que je remarquai que la paladine me regardait. Je vis dans ses yeux bleus une lueur d'espoir, un farouche désir de vivre, et je suivis ce regard jusqu'à une colonnade contre le mur: une épée... Sans doute la sienne, je ne réfléchis pas et effectuai un roulé boulé pour me saisir de l'arme. J'évitais ainsi la machoire du lion noir qui claqua là où se trouvait ma tête une fraction de seconde auparavant. Je ne sentis que son soufle chaud sur ma nuque avant de plonger, de me saisir de l'arme et de me retourner. La bête était déjà sur moi, et je n'eus que le temps de m'appuyer contre la colonnade, tenant l'épée le plus fermement possible...

Le choc fut terrible. J'entendis plusieurs de mes os se briser, et j'étais certain que ce terrible animal allait me porter le coup de grâce, tant j'étais sonné par la violence du coup... Rien ne se passa, la bête était sur moi pourtant... Je la repoussais péniblement. L'épée traversait la gorge du félin et ressortait dans sa nuque... Je l'avais échappé belle.

Je m'approchai en boitant de la jeune paladine, et vit son regard vide et figé. Je la pris dans mes bras et fermais ses yeux pour toujours. J'avais échoué, mais il n'était pas dit que sa mort serait vaine. Je lançais un rapide sort de soin pour me permettre de me relever, récupérai son épée et parti à la recherche du maudit chasseur qui avai dressé ce lion tueur. Je n'eu pas à chercher longtemps, l'alerte avait été donnée et les agresseurs étaient en train de fuir dans ma direction, poursuivis par mes camarades. Un mage se téléporta droit devant moi, je n'eu qu'à le cueillir avec mon épée. C'était un gnome, mais dès qu'il me vit, il commença à incanter et je reconnus le choc magique d'une explosion des arcanes. Sa tête roula au sol.

Derrière lui, l'autre agresseur, portant une arbalète, me mit en joue tout en courant. Je lançai mon épéé en tournoyant. Elle se ficha droit dans sa poitrine, stopant net sa course, tandis que le carreau de son arbalète siflait à mon oreille. J'entendis alors un bruissement: un voleur dans mon dos. Je n'eu que le temps de lancer mon bouclier divin tandis que je sentais sa lame glacée pénétrer mon dos. Je m'écroulais, au sol tandis que mes camarades arrivaient à ma hauteur et essayaient de localiser le voleur dans les ombres environnantes. Mon bouclier m'avait sauvé in extremis, mais je m'évanouis.

Je me réveillai une heure plus tard à l'infirmerie. Je n'étais pas le seul, de nombreux blessés étaient là. Plusieurs morts étaient à compter dans nos rang. J'appris alors qu'un groupe de cinq brigands avaient pénétrés dans la bibliothèque pour voler un ouvrage précieux. Ils avaient massacré sans pitié tous ceux qui s'étaient trouvés sur leur passage. Ils avaient sans doute laissé le lion noir, une espèce rare des tarrides de la lointaine Kalimdor, pour monter la garde dans le couloir qu'ils avaient prévu d'utiliser dans leur fuite. La jeune paladine ne portait que des traces de morsures et de griffe, aucune autre blessure magique ou physique, il est donc certain qu'elle avait passé là pour effectuer sa ronde et la bête, cachée dans l'ombre, s'était jetée sur elle pour la dévorer.

Le groupe comportait un démoniste, qui était tombé le premier sous la puissance de la Lumière de nos paladins. Le reste du groupe comportait le mage gnome que j'avais décapité et le chasseur elfe, ainsi que le voleur, un humain. Quand au dernier membre, il s'agissait d'une femelle. Elle avait des sabots, comme les succubes des démonistes, mais pas d'ailes. Des cornes, une peau bleuâtre. Elle portait une armure assez lourde qui l'avait ralentie, et séparée de ses compagnons lors de leur fuite... Elle avait été capturée en enfermée. L'arcaniste Doan, notre plus grand érudit, affirmait qu'il s'agissait d'un démon Eredar, de la même race que les seigneurs de l'effroi. Comment des elfes, un humain et un gnome avaient pu trahir l'Alliance pour s'acquoquiner avec des démons, je l'ignorais, mais tout n'était pas encore perdu: Loksey le maitre chien, avait laché ses molosses et parcourait la région à la recherche du voleur. Comme j'étais réveillé et soigné, Herod lui même me demanda de prendre la tête d'un petit groupe pour rejoindre le maitre-chien et lui prêter main forte. Doan ajouta que reprendre le livre était capital, mais Herod me demanda, si possible, de prendre le voleur vivant.

Je partis donc en pleine nuit avec un groupe de quatre personnes. Nos montures eurent tôt fait de rejoindre Loksey qui avait laissé des indications pour que nous puissions le rejoindre. Il s'averrait que le voleur avait trouvé refuge dans une ferme des environs... Nous encerclâmes l'endroit, et je commençai à remplir ces notes pour mon journal tandis que nous attendions que tous nos hommes soient en place.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mar 12 Juin 2007 - 12:06

Je ne sais par quoi commencer cette note... Notre victoire, le prix qu'il en a couté?

Commençons par le début... Nous étions 6, le maitre-chien Loksey, quatre paladins de la croisade écarlate et moi-même. Nous avions poursuivi le dernier survivant d'un groupe qui avait attaqué notre bibliothèque et s'était enfuit avec un ouvrage rare. Ses complices avaient été tués, à l'exception d'une démone Eredar à la peau bleue que nous avions capturée. Le voleur s'était réfugié dans une ferme des tirisfal.

Nous avons encerclé la ferme, silencieusement. Le voleur était dans la grange, et nous avons tôt fait de le débusquer, mais il réussit à s'enfuir par le toit et à gagner celui de la ferme, Où il entra par une fenêtre. Avec nos armures, il était impossible à nous autres paladins de le suivre, et Loksey était resté à l'extérieur avec ses chiens, prêt à les lacher sur le voleur s'il nous échappait.

Le temps que nous sortions de la grange, le voleur était déjà à la porte de la ferme, et il n'était pas seul: il tenait en otage la femme du fermier, sa dague sous la gorge. Le fermier suivait en le suppliant de le prendre à la place de sa bien-aimée, en vain.

Le voleur semblait déterminé à ne pas être capturé sans verser le sang, et je proposais alors qu'il nous rendre l'ouvrage volé, nous le laisserions partir et il n'aurait pas besoin de son otage. Il semblait hésiter, peu enclin à nous faire confiance, mais tout de même tenté, quand un de mes camarade paladin, Hectos, décida de profiter de cette indécision pour agir: il libéra sa magie pour assomer l'adversaire, mais la violence du choc fit que la lame glissa sur la gorge de la malheureuse, la tranchant net. Le voleur repris ses esprit et disparut dans les ombre pour réapparaitre derrière Hectos et lui planter sa lame dans le dos. La suite du combat fut néanmoins rapide, et le voleur mortellement blessé. Nous pouvions encore soigner Hectos, mais il était trop tard pour la fermière et le voleur.

Le fermier sanglottait devant le corps sans vie de sa femme, puis soudaidement se releva, le regard haineux. Il ramassa une dague du voleur qui avait glissé près de lui, se leva et me bouscula alors que j'incantais un sors de soin sur Hectos, et lui enfonça la dague dans la bouche. Le malheureux Hectos mourrut sur le coup. Loksey lacha alors ses chiens en maudissant le fermier, qui se fit déchiqueter par les bêtes...

J'étais atterré de la tournure des évènements, et ce n'est qu'au moment d'écrire cette note que je réalise ce qui s'est passé ensuite. J'ai pris le corps d'Hectos sur mon cheval, tandis que Loksey usait de sa torche pour mettre le feu à la ferme, en signe d'avertissement à tous ceux qui aiderait les ennemis de la Croisade. Le livre était récupéré, et c'était le principal.

Une fois rentré au Monastère écarlate, je vus vertement tancé par Herod pour n'avoir pas ramené le voleur en vie. Il me tenait responsable de cet échec, car si je n'avais pas tenté de négocier avec le voleur, selon lui, il aurait été capturé sans coup férir. Ma tentative pitoyable pour sauver un otage n'avait provoqué selon lui que plus de dégats. Et je ne peux m'empêcher de penser qu'il sans doute raison.

Pour me racheter, Herod m'a envoyé questionner le démon capturé, et j'ai bien l'intention de ne pas laisser passer ma chance de lui prouver ma valeur.


Dernière édition par le Mar 26 Juin 2007 - 15:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mar 26 Juin 2007 - 15:14

Tandis que je me dirige vers la salle d'interrogation, sans que je ne sache pourquoi, ma dernière rencontre avec frère Thoas me revient en mémoire. Je me suis rendu deux semaines auparavant jusqu'au nid de l'aigle, où j'ai enfin posté son cadeau à Fili. J'espère qu'il l'a bien reçu.


Je m'étais donc arrêté boire un grog à la cerise, et qui vis-je, figure solitaire, assis près de l'âtre ? Notre Haut-Thane, frère Thoas. Je m'approchai pour le saluer, et nous discutâmes un peu en buvant nos choppes de grog. J'avoue que la conversation resta très neutre. J'ai évidemment justifié mon absence par mon combat contre le fléau, mais sans mentionner ma présence parmi la croisade écarlate. Pourquoi? Parce que j'avais toujours en mémoire ce jour où, quelques mois auparavant, j'ai franchi le pont à la frontière de Darkshire pour pénétrer dans la jungle de Strangleronce. J'entendais les fauves roder derrières la végétation, près de la route, une rivière suivait paisiblement son lit un peu plus loin, et je tombe, complètement par hasard, une fois de plus, sur frère Thoas.


Je n'ai pas oublié, non... Cette aura de noirceur qui l'entourait... Il était différent. Je ne sentais plus la présence de la Lumière comme auparavant. J'en était abasourdi, et quand il m'a vu, et j'imagine que la tête que je faisais était plus qu'éloquente... Il a semblé désolé. Presque perdu. Cela n'a fait qu'accentuer mon état de choc. Je crois que les fauves ont attaqué à ce moment là, mais je ne m'en souviens plus avec certitude. C'est la seule et unique fois où j'ai vu Thoas ainsi, nous n'en avons jamais reparlé, mais ce souvenir me hante parfois encore.


Ce qui m'amène à un autre souvenir... A mon arrivée au monastère, la grande inquisitrice Whitemane m'a entendu en confession. Elle voulait savoir si j'avais été touché par le fléau, et pour le déterminer, me fit parler de mes expériences faces aux ennemis de la Lumière. La vision d'un Thoas enténêbré refit surface dans ma mémoire, et je décidai de lui en parler pour savoir si elle connaissait le phénomène.


C'est ainsi que je découvrit l'existance des prêtres de l'Ombre. Des prêtre, jadis vertueux, qui avait été corrompus, et avaient abandonné la Lumière. Ils renonçaient à soigner leurs frères pour mieux combattre leurs ennemis, pour utiliser la magie de l'ombre. Les plus puissants, et les plus maléfiques parmi eux, se transformaient au point d'être auréolé d'une aura de noirceur. Ils pouvaient à nouveau soigner, mais en volant l'énergie vitale d'autres créatures.


J'étais horrifié par cette découverte, mais je connaissait bien Thoas. N'était-ce pas lui qui m'avait guidé, alors que j'étais un jeune paladin ignorant tout du monde, ou du moins de sa géographie, et que je souhaitais me rendre en Kalimdor? Ne m'avait-il pas protégé durant ce long voyage, fait à pied, à travers les terres naines jusqu'aux paluns, puis à bord du vaisseau qui nous emmena dans les terres lointaines, jusqu'à la capitale des elfes de la nuit? Comment un prêtre dévoué qui a toujours fait passer le bien des aigles avant le sien, comment notre chef, aurait-il pu succomber ainsi à la noirceur la plus totale?


Une fois accepté parmi la croisade, je me rendis dans la bibliothèque pour consulter des ouvrages sur le sujet. Les premiers ouvrages que je consultai arrivaient à la même conclusion que la grande inquisitrice. Je commençai à craindre pour la vie des Aigles de Wildhammer, s'ils étaient commandés par prêtre maléfique assoiffé de pouvoir. Avais-je pu me tromper? Un ouvrage sur strangleronce m'apprit l'existance d'une fièvre terrible, qui pouvait faire délirer le patient. Et si j'avais imaginé tout celà? En passant autant de temps dans mes recherches à la bibliothèque, je sympathisai avec l'arcaniste Doan. J'appris ainsi l'existance de l'enfer de la bibliothèque, un lieu secret où les ouvrages sensibles se trouvaient enfermés. Seul Doan et quelques proches y avaient accès, mais je profitai d'un moment d'inattention des scribes pour y pénétrer.


Heureusement, l'endroit était peu visité, du fait de son caractère très privé, et j'y passai presque une nuit avant de rejoindre mes quartiers. J'y avais appris que tous les prêtres ont accès aux sorts de la Lumière et de l'Ombre, car l'un ne peut exister sans l'autre. Chaque chose a besoin de son contraire pour exister: le jour et la nuit, la douleur et le plaisir... Rares sont ceux qui peuvent utiliser la Lumière pour accomplir de grandes choses, sans devoir également étudier l'Ombre : on les appelle des paladins. Les prêtres, eux, sont prisonniers de cette dualité, et ils peuvent ainsi choisir de favoriser l'Ombre ou la Lumière. Toutefois, et c'est l'information qui m'innonda de soulagement et de joie, ce choix n'est pas définitif. Les grands prêtres savent comment faire changer de voie à ceux qui se sont égarés, et qui souhaitent revenir vers la Lumière.


Suite à cette découverte, j'essayai de me convaincre que frère Thoas était revenu dans le droit chemin. Mais le doute subsistait, ce qui explique sans doute que je n'ai pas voulu trop lui parler de mes nouveaux compagnons d'armes lors de notre dernière rencontre.


Mais maintenant que je me dirige vers cette salle de torture, car c'est bien de cela qu'il s'agit, j'aimerais qu'il soit là. Que ses sages conseils puissent m'aider. Même contre un démon de la pire espèce, j'hésite à utiliser la torture. Est-ce une marque de faiblesse, ou le contraire? Tuer un démon ne me pose aucun problème, mais j'ai peur de m'abaisser à son niveau en voulant à tout prix le faire parler... Un sage Wildhammer a dit un jour: "Prends garde, qu'à force de combattre les démons, tu n'en devienne pas un toi-même."

J'étais parti de chez Herod décidé à racheter mes erreurs, et me voilà devant cette porte, au delà de laquelle m'attends cette Eredar. Et j'hésite... Puis, le devoir se rappelle à moi, et j'entre.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Sam 14 Juil 2007 - 18:26

Le démon a parlé...

Elle a commencé par résister, mais le bourreau connait son affaire, et
j'ai pour ma part soigné ses blessures de temps à autre pour tenter de la
faire parler plus facilement avec moi, tout en la maintenant en vie bien
entendu.

Son nom est Gelb et elle fait partie de la race Draenei, dont je n'avais
jamais entendu parlé. Elle expliqua comment leur navire qui permettait de
passer de mondes en mondes s'était écrasé sur une ile près des cotes de
Kalimdor, comment les survivants s'étaient organisés, et avaient
rencontrés les elfes de la nuit. Elle finit par prétendre que l'Alliance
avait accepté les Draenei dans ses rangs.

Je fis mon rapport à Herod, qui ne fut nullement impressionné. Pour lui, il
s'agissait d'un démon Eredar. La preuve en était que son nom, ainsi que le
nom de sa race, les "draenei", étaient tous deux de langue Eredar, d'après
l'archiviste Doan. Herod me renvoya à la chambre des tortures, mais
m'ordonna cette fois-ci de changer de méthode et de torturer moi-même la
prisonnière, pensant que ce changement d'attitude de ma part aiderai à
briser sa volonté.

En tant que nain et en tant que paladin, assister à la séance de torture
par le bourreau était déjà révoltant... Mais ça... J'allais chercher Gelb
dans sa cellule et alors que je l'observais par le judas, je vis une chose
étonnante.

Elle se trouvait dans la même cellule qu'une femme trouvée errante dans
les environs et que nous soupçonnions de servir le fléau. Nous n'avions
pas eu le temps de l'interroger car l'attaque de Gelb et de son groupe
nous avait presque fait oublier sa présence. Gelb était une guerrière,
elle l'avait montré lors de sa capture. Pourtant, je la vis soigner les
blessures de cette femme, et c'était incontestablement un sort de la
Lumière.

Comment un démon pourrait-il se servir de la Lumière pour soigner ses
plaies? Ou celles d'une autre? C'était incroyable. J'entrai dans la salle
immédiatement et demandai des explications. Gelb m'affirma alors que tous
son peuple avait une affinité avec la Lumière, et que tous, non pas
seulement les paladins et les prêtres, pouvaient soigner.

Je l'interrogeais alors plus avant, mais cette fois sur la nature même de
la Lumière, et ce qu'elle me révéla, jamais un démon n'aurait pu le
savoir. Nous nous étions trompés sur son compte... Pourtant, elle nous
avait attaqué. Elle m'expliqua qu'elle aussi avait rencontré frère Anton
en Désolace, et qu'elle s'était rendue à Sousthore pour en apprendre plus
sur la lutte contre le fléau, et que Raleigh le Dévot lui avait alors
expliqué comment la croisade s'était perdue elle même, devenant presque
pire que le fléau qu'elle avait voulu combattre.

Je ne pus en supporter davantage, et quittai la cellule. Cela faisait des
semaines que je combattais au coté de la croisade écarlate, nous étions
les défenseurs de la Lumière en Tirisfal, le premier front de combat
contre le Fléau. Gelb ne pouvait avoir raison. Il me fallait du temps pour
réfléchir, et ce temps, je ne l'avais pas... Herod voulait des réponses.
Je décidai d'aller demander audience directement à Mograine pour lui
parler de ce que j'avais découvert au sujet des pouvoirs de Gelb.
Peut-être que tout ceci n'était qu'un malentendu. Si l'Alliance avait
accepté les Draenei, alors la croisade devait en faire autant.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Ven 24 Aoû 2007 - 11:21

Nid de l'Aigle - 1er jour après mon retour

Je vais reprendre mon journal là où il s'était arrêté.
Après avoir compris que nous nous trompions au sujet de Gelb, j'essayai de convaincre mes supérieurs, en vain. Ils commençaient à me regarder bizarrement. Ils doutaient de moi. Ils avaient raison.
Devant le refus que j'essuyai, je décidai de libérer Gelb. Il n'y avait qu'une autre prisonnière, la femme que Gelb avait soignée. Les autres cellules contenaient des morts-vivants. J'hésitais à les libérer pour couvrir ma fuite... Mais il s'agissait tout de même du Fléau, et bien que j'estimais que la Croisade se trompait, je ne souhaitait pas leur mort. Ils avaient été mes compagnons d'armes pendant plusieurs semaines.

Tout se passa bien, jusqu'aux écuries. Trop bien...J'aurais du me douter que quelque chose n'allait pas, la sécurité avait été renforcée après que le groupe de Gelb ait percé nos défenses. Mograine avait fait encercler l'écurie, car il se doutait de mes intentions. Je vis la haine dans leurs yeux. Pour eux, je n'étais plus qu'un allié du fléau. J'essayais de leur expliquer, profitant d'un auditoire plus large que lorsque j'avais fait mon rappot à Mograine et Whitemane, mais ils étaient tous aussi sourds les uns que les autres. Gelb fit alors une démonstration du don des Naaru, et je vis le doute se propager parmi eux, mais Mograine donna l'ordre de nous abattre, et leur confiance en leur chef balaya leurs doutes.

Toutefois, ce bref moment d'incertitude dans leurs rangs nous servit. Je jettai Gelb sur un cheval avec sa co-détenue, dont j'ignore toujours le nom à ce jour, fouettai la croupe du cheval, assomai par magie le premier garde sur leur route et me jettai sur Mograine lui même.

Quand ils virent que c'est à leur chef bien aimé que j'en voulais, ils en oublièrent Gelb, et elle pu s'enfuir. Quant à moi, je croulais sous le nombre, mais mon bouclier magique impénétrable me permi de gagner encore quelques secondes, pendant lesquelles ils s'acharnaient dessus. Je vis Doan tenter de frapper le cheval de son baton quand il passa près de lui. Ensuite, plus rien.

Je me réveillai dans la cellule de Gelb, pieds et poings liés. Plus tard, je fus attaché derrière un cheval, qui m'emmena à travers les maleterres jusqu'à la Main de Tyr.

J'y fus interrogé plusieurs fois, mais je restai coi. Je soignais mes blessures une fois seul dans ma cellule, et quelques heures plus tard, ça recommençait. J'étais à la place de Gelb, mais personne n'essaya de me comprendre. J'eu le temps de réfléchir à tout ça, mais il est encore trop tôt pour coucher sur le papier le fruit complet de mes reflexions. J'écrirai seulement que l'espoir m'a peu a peu quitté, et que face à l'acceptation de ma mort prochaine, je fis la paix avec moi-même.

Combien de temps je passai en captivité, je l'ignore. De la fenêtre de ma cellule, je vis un groupe d'orcs et de taurens envahir l'endroit. La bataille se rapprochait du batiment où j'étais enfermé. Il s'averra qu'ils venaient libérer un troll enfermé dans une cellule adjacente. Ils ouvrirent ma cellule en le cherchant. Je les vis hésiter, puis ils continuèrent leur fouille de la prison, laissant la porte ouverte.

Je tentais de m'enfuir, récupérant au passage mes affaires, évitant à la fois les écarlates et mes libérateurs. Je finis par me cacher au sommet d'un clocher. J'étais coincé. Je restai là plusieurs jours. Mes provisions, qui n'étaient plus très fraiches, diminuaient rapidement, mais je reprenais des forces, attendant mon heure.

Et un soir, une semaine après mon évasion, j'entendis à nouveau des bruits de combats. Il n'y avait pas de fenêtre dans ce clocher, je ne pouvais savoir ce qui se passait. Je descendis prudemment, m'éloignant des combats, et me retrouvai dehors. Je tentais de fuir, mais fus grièvement blessé et je m'écroulais.

Quand je reviens à moi, j'étais soigné par Fili et Thoas. Les Aigles de Wildhammer étaient là, à la main de Tyr, et mes soeurs Guilla et Prunille aussi. C'était eux que j'avais entendu. Si j'avais su, je serai venu leur prêtrer main forte au lieu de tenter de m'éclipser de la sorte.
La première chose que Guilla fit après m'avoir serré dans ses bras fut de me tendre une choppe de bière! Peut-on rêver d'avoir une meilleure soeur?
Nous quittâmes les lieux, et eûmes une longue discussion auprès d'un feu, prêt de la chapelle de l'Espoir de la Lumière. Puis, il fut temps de rentrer à Ironforge.

Terres Ingrates, 2ème jour

Après mon retour à la civilisation, je décidai de mettre en pratique mes refléxions au sujet de mes erreurs. J'avais toujours eu un esprit vindicatif, et ma volonté de combattre l'ennemi m'avait mis dans une position discutable d'un point de vue éthique et personnel. Je ne devais mon salut qu'à la venue des Aigles et des mes soeurs, qui bien que n'ayant jamais quitté la sécurité des montagnes de Kaz Modan auparavant, n'avaient pas hésité à braver les dangers sur les routes pour rejoindre le Nid de l'Aigle, seules, avant de partir affronter des dangers encore plus grands en Tirisfal et dans les Maleterres, protégées par les Aigles.

Toutes ces reflexions m'amenèrent à la conclusion que je devais abandonner ma vindicte pour un rôle plus protecteur. Une visite à mon maitre paladin à Ironforge m'aida grandement dans mes nouveaux choix. Un passage à l'hotel des ventes me permit d'aquérir une masse cloutée et un bouclier qui, s'ils blesseraient moins mes ennemis que ma puissante et rougeoyante hache à deux mains Mordos, me permettraient de mieux appréhender mon nouveau rôle.

Et me voici dans les Terres Ingrates. Le climat y est fort différent de celui du nord. Plus aride... La survie y est une lutte de tous les instants. Je me mets à l'épreuve ici. Je peux y tester mes nouvelles capacités, mon nouveau... style de combat. Et puis, il y a les gisement de minerai. Il me faut une pique sur mon bouclier, et j'ai presque tout le matériel. Une fois récolté, je ferai appel au meilleur forgeron que je connais.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mar 4 Sep 2007 - 9:49

Forgefer

Après mon retour des terres ingrates, je décidai de vérifier à l'hotel des ventes si je pouvais trouver du matériel intéressant. Je tombais sur un bouclier très prometteur: des pointes partout, tout de métal, il semblait lourd, mais plus impressionnant que ma targe en bois. Je décidai de l'acquérir. Les pointes étaient plutôt large, et peu tranchantes, étant plus là pour le look destiné à impressionné l'adversaire, aussi une pointe de bouclier en mithril était elle nécessaire. Je contactai Yngwie qui combattait en Outreterre, elle m'assura pouvoir m'en forger une à l'occasion.

Je flânais dans Forgefer quand mes pas m'ont amené aux griffons, où je rencontrais Thoas, Muhra et un elfe. Muhra et Thoas s'apprêtaient à partir à Dun Modr pour débarasser le monde de la puanteur de Belgaras le Crasseux. N'ayant rien de mieux à faire et désireux d'apporter mon aide, je m'envolai avec eux en direction des hautes-terres d'Arathi.

Alors que nous traversions le viaduc de Thandol, ou plutôt ce qu'il en restait, je crus entendre une voix. Je retournai sur mes pas, et ce sont des bruits de combats et d'explosions qui parvinrent à mes oreilles. Des nains sombrefer trainaient dans les salles du pilier central, sans doute pour finir le travail. Ils n'en eurent pas l'occasion.

Une fois le ménage fait, il fallut commencer l'exploration de Dun Modr. Finalement, un nain sombrefer moins stupide que les autres accepta de parler. D'après lui, si le démoniaque Belgaras ne se trouvait pas à Dun Modr, c'est qu'il était en tournée d'inspection dans les camps sombrefer des paluns. Ayant fouillé Dun Modr de fond en comble, nous partîmes pour ces camps. Effectivement, Belgaras était dans le premier. Il était facilement repérable avec son marcheur du vide à ses cotés.

Une fois le camp nettoyé, un problème se posa. Notre commanditaire nous avait demandé une oreille de Belgaras (il s'était avéré que j'avais cette mission à accomplir, tout comme Muhra). Heureusement, il en avait deux. Dame Muhra était plutôt dégoutée, aussi m'occupai-je de lui trancher les deux oreilles. Avec ma masse, ça aurait été difficile, et ma hache était enchantée pour tuer les bêtes, pas pour couper les oreilles des démonistes sombrefer. Heureusement, j'avais mon couteau à dépecer avec moi. J'enrobai une oreille dans un mouchoir avant de la donner à Muhra. Il était temps d'aller rendre compte de notre mission.

Thoas et Muhra avaient à faire, aussi décidai-je de camper à Dun Modr un moment, mais après leur départ, je dus me rendre à l'évidence: ces sombrefer faisaient un boucan d'enfer! Je partis donc vers le viaduc, quand j'entendais des cris. C'est là que je le vis: un malheureux nain, tout seul, perché sur le pilier central de la partie gauche du viaduc, celle qui était détruite. Le pauvre était coincé là bas. Je pris mon élan, et lançai ma monture au triple galop pour l'atteindre. Ce fut juste. Le nain semblait plus préoccupé par une dette qu'il avait à rembourser à Southshore. Il insista tellement pour que je m'y rendre que j'acceptai, lui notifiant au passage que je préviendrai ses amis de Southshore de sa position pour qu'ils viennent le tirer de là avec du matériel, le malheureux ne sachant pas nager. Quant à moi, je plongeais. Le choc avec l'eau m'étourdit, et le poids de mon équipement m'attira vers le fond. C'est là que je le vis. Un cadavre de nain, coincé sous un rocher. Il tenait encore dans sa main un étui à parchemin étanche.

Je repris mes esprits et l'étui au passage, et nageait jusqu'à la berge. Tandis que mon destrier m'emportait vers Southshore, j'eu le temps de lire cette lettre. Une lettre émouvante, une lettre d'amour d'un nain envoyé au front, à sa femme restée à Forgefer avec leur fils. Une lettre d'adieu. C'est comme s'il avait su le destin funeste qui l'attendait. Sans doute est-ce le cas de tous les combattants... Malgré mes aventures, je n'ai jamais envisagé la possibilité de ma propre mort. Est-ce parce que je la sers que je crois que la Lumière me protégera toujours. Je dois me rendre à l'évidence, ce ne sera pas toujours le cas. Le mausolée d'Uther devrait me le rappeler, même le plus grand champion de la Lumière n'a pu échapper aux doigts glacés de la mort. Comment ai-je pu être aussi naïf, aveugle... Mais pour autant, porter sur soi une lettre aussi défaitiste est-elle une solution? Perdu dans mes pensées, c'est un hennissement d'impatience qui me fit prendre conscience du fait que nous étions arriver à Southshore.
Une fois la dette payée et les secours envoyés au viaduc, je décidai de prendre un peu de repos au nid. J'écrivis une lettre à mes soeurs pour leur assurer que j'allais bien avant qu'elles ne montent une nouvelle expéditions. Je n'eu pas besoin d'écrire à Prunille, car elle se trouvait encore au Nid.

Le lendemain, j'appris qu'Yngie se trouvait à Hûrlevent. Je chargeais le métal nécessaire à la création de ma pointe de bouclier sur le premier griffon en partance pour la cité humaine, et m'envolai vers le quartier des nains. Je pus observer le savoir faire d'Yngwie en matière de forge, et je pris quelques note, au cas où cela me servirait plus tard. Une fois la pointe solidement fixée, et mon doigt ensanglanté en voulant éprouver son tranchant, je l'invitai à une auberge du vieux quartier que je ne connaissais que de nom. Il s'avéra impossible de trouver quelqu'un désireux de nous vendre de la bière, malgré une visite à la cave (que je dératisai à coup de masse au passage).

J'offrai donc ma dernière flasque de rhum à ma bienfaitrice, et au moment du départ, je me rendis compte que si porter mon bouclier dans mon dos est bien pratique, le faire quand on s'assied sur une chaise peut-être fort problématique, surtout si une pointe de bouclier dépasse. Après avoir été capturé par la croisade écarlate, voilà qu'Yngwie doit me libérer....d'une chaise! Après m'avoir sauvé, elle devait retrouver Mesh en outreterre, aussi me rendis-je auprès du tavernier pour régler cette histoire de chaise abimée. Il me fit payer le prix fort, sous prétexte que c'était un bois rare d'Ashenvale.

Je pris ensuite le tram des profondeurs en direction de Forgerfer. J'avais une mauvaise nouvelle à annoncer, et je ne pouvais retarder cet inévitable moment plus longtemps...
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mer 17 Oct 2007 - 16:52

Que m'arrive-t-il... Mes bonnes résolutions se seraient-elles envolées? Depuis mon retour des terres ingrates, et mon combat contre les sombrefer aux cotés de Muhra et Thoas dans les paluns, je n'ai plus quitté Forgefer. J'erre dans la ville comme une âme en peine... Est-ce le souvenir de cette lettre d'un mort que j'ai ramené à sa veuve? L'absence de nouvelles de mes soeurs? Prunille n'est pas rentrée des hinterlands, elle se plait près des griffons, au grand air, loin des cavernes de Forgefer. En cela, elle a l'étoffe d'une Wildhammer.

Heureusement, l'auberge de tante Khumra voit toujours passer du monde, et je m'arrête y boire une choppe quand je me sens d'humeur. Mon coeur se serre toujours quand je vois Lizoria. Je n'oublie pas les paroles de ce Jarold, comme quoi les chefs de la croisade écarlate souhaitent sa mort. J'ai peur pour elle, et cela me rappelle aussi mes errements passés.

C'est justement un soir que nous étions là bas, Lizoria, Muhra, Fili et moi, que nous avons décidé de partir pour le mont Rochenoire. Les histoires que j'avais entendues sur ce lieu me faisaient douter de moi, pouvais-je y être utile? Mais la curiosité l'emporta. La curiosité, et l'envie de me dégourdir les poings. Au moins, je n'irais pas au combat seul.

N'étant jamais allé jusqu'à la halte du Thorium je ne pouvais y guider un griffon. Suivre un autre griffon est complètement irréaliste, seuls les meilleurs peuvent le faire, et j'en suis encore loin. Diriger un tel animal nécessite de savoir exactement où l'on va. C'est ainsi que nous sommes partis pour Thelsammar, puis vers le tunnel qui mène dans les terres désolées qui entourent Rochenoire. Lizoria utilisa ses talents pour crocheter la porte, sous l'oeil horrifié de la naine en charge de garder le passage. Elle laissa faire, décidant que si nous voulions aller nous faire tuer là bas, c'était notre problème.

Une fois à la halte du thorium, nous rendre au mont Rochenoire fut facile. Pénétrer dans ses profondeurs fut plus compliqué. Fili, impétueux et fou, se jeta dans le vide. Muhra, Lizoria et moi préférâmes prendre une chaine gigantesque qui surplombait un lac de lave en fusion. Qui ne Fili ou nous fut le plus fou, difficile à dire. Une fois tous réunis, nous pénétrâmes dans l'antre des sombrefers.

Je ne m'attarderai pas sur les combats qui suivirent. Fili se jettait dans la mêlée le sourire aux lèvres, et se montrait d'une efficacité redoutable. J'espère ne jamais devoir l'affronter, même au cours d'une rixe amicale. Muhra et Lizoria s'en sortaient très bien aussi. Moi par contre, j'avais beaucoup de peine à me rendre utile... Les sombrefers étaient bien plus aguerris que moi. J'espère juste ne pas avoir été un boulet trop lourd trainer pour mes compagnons ah ah !

Une fois rentré à Forgefer, une fois de plus, je sombrai dans la passivité.
Heureusement, la fête de la bière qui vient d'avoir lieu me redonnai du coeur à l'ouvrage. Je me rendis avec quelques Aigles et membres de la Joyeuse Compagnie dans les envirrons d'Elwyn pour y camper au sommet des cascades. une excusion fort plaisante, si on fait abstraction de la traversée des steppes ardentes. Cela suffit à me redonner un peu le goùt des voyages, et je partis même en expédition à Strangleronce, c'est dire. A mon retour, je gagnai une course de bélier que j'avais organisé. Quand un organisateur gagne sa propre course, la victoire en est moins éclatante. Il faudra que je trouve quelqu'un d'autre la prochaine fois. Mais il fallait bien que je fasse le parcours au moins une fois, pour savoir si c'était faisable...

Me revoilà à l'auberge à écrire... La fête de la bière est terminée...Ma mélancolie aussi. La bière et l'amitié l'ont chassée de mon coeur pour un temps
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 10 Déc 2007 - 17:04

Durandill à Prunille, salut !

Ca fait quelques temps que je n'ai plus donné de nouvelles, et je m'en excuse. Il s'en est passées des choses depuis.

Premièrement et comme tu l'as déjà appris, je suis devenu un Aigle. La cérémonie a eu lieu à Stormwind, dans le quartier des nains. Je n'étais pas seul a être promu ce jour là. Pour chacun des Aiglons qui avait suffisement mûri pour être appelé Aigle, un membre du Clan s'est avancé pour vanter ses mérites et expliquer cette promotion. J'ai eu l'honneur de voir le Haut-Thane en personne prendre la parole quand mon tour fut venu.

Une fois la cérémonie officielle terminée, l'ambiance s'est détendue pour partager quelques choppines, puis chacun est retourné vaquer à ses occupation, ce qui dans le cas de Fili, consistait à courir après Faysse pour tenter de l'occir.

Quelques semaines plus tard, nous nous sommes tous retrouvés pour une traversée de Kalimdor d'est en ouest, à travers le marécage putride et nauséabond d'Aprefange, les arides tarides, puis les 1000 pointes au sud, et enfin la verte Féralas. Le voyage ne fut pas sans incident, et je ne peux que déplorer la perte des Taurens qui ont eu le malheur de croiser notre route.

Heureusement, le paysage magnifique de Féralas et de ses chutes d'eau gigantesques m'a remis du baume au coeur. Nous avons terminé notre voyage au sommet d'un pic, téléporté là pas une elfe qui a du prendre des cours de marketing auprès des gobelins. Imagine donc, ma chère soeur, qu'on te propose de te téléporter gratuitement au sommet d'un pic vertigineux pour admirer la vue, et qu'au somment on te vende le moyen de redescendre à un prix prohibitif? Mes compagnons ne s'en sont pas formalisés, tout heureux de pouvoir sauter du haut du pic et de remonter pour recommencer. J'ai tenté l'expérience moi aussi, et cest plutôt plaisant, sauf que mon dernier essai s'est mal terminé: un vent contraire m'a rabbatu contre la falaise et mon parachute s'est pris dans un arbre. Le choc m'a assomé, et quand je me suis réveillé, plusieurs heures avaient passées. Il m'a fallut plusieurs jours pour me défaire des mes liens (les cordes du parachute étaient toutes emmelées). Heureusement que j'avais des provisions. J'ai finalement pu me libérer et atteindre ma pierre de foyer qui avait glissé de ma poche sur une rebord en contrebas, après une séance d'escalade épique.

Je suis rentré à Forgefer la veille du mariage de Muhra et Thoas. Cette fois ci, point de cathédrale de Stormwind. Les traditions naines furent respectées. Nous nous sommes donc retrouvés, tous les invités, devant la maison de Muhra à Dun Morogh. Thoas est venu chercher sa promise pour l'emmener vers les Hinterlands. Le voyage s'est bien passé jusqu'à notre arrivée dans les paluns. Un membre de la caravane (et oui ma soeur, nous étions nombreux) s'est égaré, et nous sommes revenus en arrière pour le retrouver, mais les orcs nous barraient la route, au patriarche du clan d'Airain et à moi. Nous avons rejoint les autres tandis que d'autres partaient à sa recherche, ce qui fut rapide.

Alors que nous entrions dans les hautes terres d'Arathi, je remarquai que dame Brylla s'était arrêtée sur la route. Elle semblait perdue dans ses pensées et je n'osai la distraire. Je suis juste resté près d'elle le temps qu'elle se décide à se remettre en route, craignant que les raptors des environs ne la remarque. Puis elle a repris sa course pour rejoindre les autres, et j'ai suivi.

Le reste du chemin se fit sans heurt et nous sommes finalement arrivés au Nid pour la cérémonie, qui fut très émouvante. Dame Brylla est restée à mes cotés durant la cérémonie, dommage qu'elle ait du partir si précipitemment ensuite. Dommage aussi que tu n'aies pas pu être présente, ma soeur, car la fête qui suivit fut mémorable.

Concernant mes autres escapades, comme tu te plais à les appeler, j'ai visité la cité des sables, Zul'Farrak. Par certaines sources, j'avais appris que certains sorciers-docteurs utilisaient des momies trolles comme serviteurs, et je me devais d'enquêter. Je suis donc parti avec deux défenseurs de la lumière, deux autres paladins. Bien que tous de cercles semblables à celui des trolls de Zul'Farrak, nous avions confiance en la Lumière. Et nous avons eu raison. Nous avons progressé dans la cité, éliminant la menace des trolls, jusqu'à une gigantesque pyramide.

A son sommet, nous avons libéré un groupe d'aventuriers capturés. Ils allaient être sacrifiés sous peu, et la foule se pressait en contrebas pour assister à leur exécution. Déçu de ne voir aucune tête rouler jusqu'à leurs pieds, les trolls commencèrent à s'agiter. Nous les avons donc contentés en leur envoyant la tête du bourreau que nous venions d'occir. Furieux, ils ont commencé à monter, mais l'esclalier n'était pas large et limitait leur venue, sinon nous aurions été submergés. Jamais combat ne fut si ardu : des dizaines, voir des centaines de trolls ont péris sous nos coups, tandis que nous tenions le sommet de la pyramide. Puis, nous avons commencé à descendre, allant à leur rencontre. Finalement, nous avons vaincu le grand prêtre venu voir pourquoi le sacrifice qu'il avait requis n'avait pas eu lieu. Nous avons ensuite décider de quitter les lieu après avoir remercié cette sympatique équipe d'aventuriers.

Voilà ma chère Prunille, tu sais tout. J'espère te revoir bientôt, porte toi bien.

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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mer 2 Jan 2008 - 11:57

Le froid de l'hiver s'est étendu partout en Azeroth, mais ici dans cette auberge, avec la grande forge un peu plus loin, la température est plutôt agréable. Je suis venu voir mes soeurs pour la fête du voile d'hiver, mais je partirai bientôt pour le pic rencontrer mes frères aigles.

Que de voyages ces derniers temps ! Ma dernière visite dans les hinterlands m'a mis en quête d'un griffon qui a disparu mystérieusement. Après avoir enquêté dans les camps trolls des environs, je suis finalement parti pour les terres foudroyées rencontré un Wildhammer qui a quitté le pic il y a bien longtemps. Pour user de ses pouvoirs, cependant, il lui faudra un médaillon, et le porteur de ce médaillon se trouve à Zul'Farrak. Je me doutais que je reverrai les sables de Tanaris, mais je ne pensais pas que ce serait si tôt... Voilà de quoi bien commencer la nouvelle année, aller donner la paix aux cadavres qui marchent. J'ignore si mes compagnons et moi avons tué ce Nekrum lors de notre première visite, mais vu les pratiques trolls, il y a fort à parié que si c'est le cas, Nekrum marche à nouveau parmi les siens, quoique un peu diminué. Nous verrons bien.

Mes autres voyages m'ont amené en Kalimdor principalement. J'ai passé de longues heures de vol, entre Feralas, Darnassus et Azshara. Après notre expédition aux pics jumeaux pour faire du parachute, j'avais dans l'idée d'explorer plus avant les contrées verdoyantes de Feralas. Je n'y ai croisé aucun mort-vivant, ce qui est plutôt une bonne chose. Par contre, une nouvelle menace a fait son apparition. Des espèces d'insectes ont creusé des tunnels dans la partie sud du pays, et les elfes de la nuit à qui j'en ai parlé m'ont semblé plutôt inquiêts, suffisemment en tout cas pour me demander de porter un message à un de leurs dirigents, à Darnassus. Heureusement, le griffon qu'on m'avait confié à Theramore était toujours là, et j'ai pu le prendre pour me rendre dans le nord. Je n'ai pas vraiment l'habitude des hypogriffes, et un aussi long trajet sur un de ces bestiaux ne m'enchantait guère. Mais en griffon, je pense que j'ai pulvérisé tous les records de vitesse, j'ai dépassé au moins une dizaines d'elfes perchés sur des hypogriffes sur le trajet.

Une fois mon message délivré, je me suis rendu à Auberdine, où j'ai confié mon griffon pour qu'il se repose. Ne connaissant pas les lieux, j'ai préféré continuer sur mon destrier, pour explorer d'abord la zone. Il aurait été dangeureux de voler au dessus de la forêt sans connaitre les environs, surtout avec un griffon déjà fatigué. Je me suis ainsi rendu en peu plus loin, dans la forêt, où des draenei se sont installé avec des sentinelles d'Aile d'Argent, puis je suis entré en Azshara. Près d'un petit camp d'elfes, à quelques mètres en fait, se trouvait un tauren. Comme il semblait pacifique et que les elfes toléraient sa présence, je me suis approché. Il m'a parlé un peu de la région, et a mentionné la présence de fantomes d'elfes et de démons dans la région. Je me suis rendu dans les ruines qu'il avait mentionné, et j'ai éliminé cette menace avant de rentrer faire mon rapport. Les elfes du camps n'étaient pas très prolixes, et j'ai donc discuté avec ce tauren. Pour me remercier d'avoir réduit le nombre de démons et de morts-vivants, il m'a parlé de cette région, qui tire son nom de la reine Azshara, une elfe d'une grande beauté et une grande magicienne d'une époque lointaine. Il m'a aussi raconté comment les elfes de l'époque avaient abusé de magie des arcanes et avaient provoqué la destruction de leurs cités. L'apparition de dragons du vol bleu dans la région serait liée à cela.

Avec toutes ces nouvelles informations, je continuai mon exploration de la région. Un nain de la guilde des explorateurs m'avait demandé de lui recopier certaines tablettes dans des ruines elfiques. Eviter les nagas qui avaient envahi les lieux ne fut pas chose facile, d'autant qu'il me fallut de longues heures d'exploration avant de localiser toutes les reliques. Je me suis ensuite rendu sur une petite ile loin dans le sud, et j'ai utilisé une fusée de signalisation pour attirer l'attention d'une patrouille aéroportée qui devait récupérer mes notes. Après son départ, j'ai bivouaqué sur place, avant de repartir pour rentrer voir mes soeurs pour les fêtes.

Tous ces voyages m'ont beaucoup appris, et je pense que je vais aller voir mon maitre paladin, pour lui parler de tout cela. J'hésite à rentrer au pic... J'aimerais en apprendre plus sur la disparition du jeune griffon Sharpbeak, et pour cela, je dois retourner à Tanaris.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 7 Jan 2008 - 14:30

"Ramenez moi de quoi fabriquer un coktail Kalimdor", m'a-t-il dit.

"Ramenez-moi un sac de seigle, un sac d'orge et un sac de mais" m'a dit
l'autre.

C'est incroyable le nombre de nains qui distillent leur propre alcool mais
qui ont pour ça besoin d'aller chercher des ingrédients aux quatre coins
du monde.

Mais bon, n'ayant jamais goûté à ces breuvages là, et ma curiosité en la
matière étant insatiable, je ne pouvais refuser.

Je me rendais à nouveau à Zul'Farrak afin d'y retrouver ce Nekrum dont le
médaillon permettrait de trouver la trace de Sharpbeak.

Je rentrai ensuite à Stormwind pour y assister à la cérémonie qui allait
faire de Brylla une Aigle. Quelle ne fut pas ma surprise en y arrivant de
découvrir une salle vide. Un mot sur la table indiquait que la cérémonie
avait été déplacée au pic. Pas le temps de reprendre un griffon,
j'utilisai ma pierre de foyer pour retourner à Ironforge sur le champ et
empruntait un autre griffon pour les hinterlands.

Notre maitre d'arme présidait, portant une tenue de cérémonie officielle
que je n'avais encore jamais vue. Fili était à ses cotés, le
Marteau-Tonnerre à la main. Nous autres étions assis en demi-cercle
autours de Brylla. Dame Muhra était là, accompagnée d'un membre de son
clan. Il y avait également quelques elfes.

La cérémonie fut très intense, Brylla faisant preuve d'un grand
enthousiasme. Elle fut très impressionnée par la vue du Marteau-Tonnerre
de Fili sur lequel elle prêta serment. Nous l'étions tous, de fait, devant
ce symbole de notre clan.

Puis la fête commença. Et quelle fête ! Je ne sais si c'est l'absence du
Haut-Thane, mais j'eu l'impression que nous nous lâchions plus que
d'habitude. Kadichon avait ramené de je ne sais où une espèce d'araignée
que je n'avais jamais vue et qui terrifiait Muhra. L'animal avait pourtant
l'air paisible et bien dressé, et ne réagissait pas aux chansons et aux
cris de joie d'une bande de nains avinés.

Nos invités se sont rapidement eclipsés quand la température a commencé à
monter, Brylla et Brëndek ayant décider de donner au clan un nouveau
membre dans neuf mois.

Une fois la fête finie, je suis parti vers le sud. J'avais plusieurs
livraisons à effectuer entre Storwmind, Westfall et Booty Bay, sans
compter une visite aux terres fourdroyées, où j'appris finalement la
localisation de Sharpbeak : prisonnier des trolls dans la cité de
Jintha'alor, dans les Hinterlands... Il me faut maintenant reprendre la
route du nord pour faire mon rapport au nid, et décider de la marche à
suivre. Jinta'Alor n'est pas qu'un de ces petits villages trolls des
hinterlands, c'est une ville entière et y pénétrer ne sera pas une mince
affaire...
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 18 Fév 2008 - 12:20

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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 18 Fév 2008 - 12:23

J'attends toujours des nouvelles de l'enquête sur la mort de Gelb. Je n'ose aller voir le roi Magni moi même, de peur de provoquer un incident diplomatique entre les Wildhammer et les Bronzebeard. J'ai l'impression qu'ils ne font rien, qu'ils ne cherchent même pas, et ça me rend fou. Il faudra que je demande à Thoas s'il peut se renseigner.

Je suis allé galoper à Dun Morogh l'autre jour pour me changer les idées, et je suis tombé sur ma soeur Guilla, au sud de Karanos, par hasard. Elle chassait... Ca ne lui ressemblait pas, je dois dire que j'ai été plutôt surpris. Elle m'a dit que l'expédition pour me secourir lui avait ouvert les yeux, qu'elle comprenait pourquoi j'étais "partis à l'aventure" selon ses mots. Bien que je sois inquiet pour elle, je sais qu'elle saura se débrouiller.

J'ai reçu une lettre de Prunille. Elle est à Darnassus en ce moment. Elle m'a rassuré sur son voyage, m'expliquant qu'elle avait utilisé son invitation à la fête Lunaire pour éviter de traverser cet horrible marais au nord de Dun Morogh. J'avoue en avoir été soulagé, c'est la plus fragile de mes soeurs. Elle était sur le point de se rendre à l'Exodar pour rencontrer les parents de Gelb. Moi, je n'ai pas osé faire ce voyage, la honte m'étreint quand je pense à elle. Après ce que j'ai fait subir à leur fille, même si elle m'a pardonné, j'ai été incapable de la protéger...

J'ai été convoqué par mon maitre peu de temps après, et il m'a expédié à la pointe du Noroit. Mon arrivée dans les maleterres s'est faite en douceur, si je puis dire. Je connaissais les lieux pour les avoir traversés lors de mes voyages entre le nid et le monastère, ou pour y avoir parfois patrouillé. Je n'y étais pas retourné, car je savais le fléau trop puissant dans ces terres contaminées, mais ce n'est plus le cas. J'ai gagné en expérience du combat, et quand j'ai rencontré les membres de l'Aube d'Argent, j'ai tout de suite sympathisé avec eux. Ils m'ont confié des missions à ma portée, et je me suis attelé à la tâche.

J'étais plutôt méfiant au départ. La dernière fois que j'avais rejoint un groupe qui combattait le Fléau... On ne peut pas dire que ça avait été un succès. Mais ils semblent dévoués à leur cause sans être des fanatiques. Ils m'ont confié leur brevet, que je porte toujours sur moi, et j'ai commencé à récolter des pierres. Les premiers jours de combats ont été éreintans, mais je suis satisfait. Ma technique de combat est plutôt efficace. Protégé par la Lumière, je fonce au milieu d'un groupe de morts-vivants, et bien sûr, ils m'attaquent. Mon armure, les pointes de mon boucliers, mon aura de Lumière... Tout cela blesse ces fous sans cervelle qui se jettent sur moi. Je bénis le sol pour qu'ils souffrent encore plus, et je réplique à chacune de leurs attaques. Ils se blessent eux-même plus qu'ils ne me blessent, et ils finissent par tous s'écrouler. J'ai testé mes limites, et je peux en combattre cinq, six et même sept à la fois sans être en danger. Plus, ça devient très difficile, mon bouclier est grand, mais je ne peux pas tout parer non plus. S'il y a des lanceurs de sorts, par contre, il me faut être très prudent : ils restent à distance, et la Lumière ne les atteint pas. Peut-être devrais-je chercher ces enchantements de la Lumière dont Thoas me parlait, avant ma capture par la croisade...

J'ai poursuivi mes combats pour l'Aube d'Argent plusieurs jours durant. J'avais l'impression que les morts vivants ressortaient de terre sans cesse, et que jamais je n'arriverais à prendre un avantage. Puis, on m'a parlé des chaudrons. Source originelle de la corruption, ces chaudrons propagent dans l'air des vapeurs nocives qui transforment ceux qui les respirent. J'ai vu les animaux alentours dans un bien triste état, quelque part entre la vie et la mort. L'Aube d'Argent pense arriver à retourner ces chaudrons contre leur le Fléau, mais pour cela, il leur faut un échantillon de leur contenu. Je me rendrai demain au nord d'Andhoral pour essaye de trouver un chaudron. Au passage, je devrai marquer les tours d'Andhoral pour qu'elle soient détruites complètement. Bien qu'à moitié en ruine, elles restent stratégiquement importante, et mieux vaut qu'elles soient rasées.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mar 19 Fév 2008 - 12:21

Andhoral... La première cité à avoir succombé au Fléau... J'ai fait le tour des ruines, combattant les morts-vivants isolés, afin de planter mes torches près des tours pour les marquer. Je ne me suis pas aventuré à l'intérieur, ils sont nombreux, et ne ressemblent pas pas à ceux que j'ai combattu ces derniers jours près du tombeau d'Uther. Certaines goules semblent brûler d'un feu intérieur, les squelettes sont recouverts de givre... Ca ne me dit rien qui vaille, et je préfère être prudent, d'autant que j'ai une autre mission.

Atteindre le chaudron n'a pas été trop compliqué. J'ai profité d'une patrouille de la croisade qui a fait diversion pour me faufiller jusqu'au chaudron. C'est là que j'ai cru m'être pris un pied dans une racine. J'ai baissé les yeux, et j'ai vu une main décharnée qui retenait ma cheville. Je n'ai pas eu le temps de la trancher, que je me retrouvai prisonnier d'un bloc de glace. Le gardien du chaudron est alors complètement sorti de terre. Exactement le mort-vivant que je cherchais, ce qui me fit sourire. On peut dire que la glace était brisée entre nous, puisque je me jettai sur lui, et lui sur moi, dans un combat acharné.

Je récupérai la clé sur son cadavre, et ouvrit la cache pour prendre un échantillon des produits utilisés. Il ne me restais plus qu'à ramener cette fiole, quand je vis une silouhette à la fenêtre de la ferme. Les formes étaient humaines, rien à voir avec une goule ou un squelette, et les mouvements fluides, mais dans les ombres de l'intérieur du bâtiment, c'était difficile d'en dire plus. Je décidai d'aller voir.

Le rez-de-chaussée était envahi par les morts-vivants, et la première pièce que je visitais à l'étage aussi. Après les avoir vaincus, j'entrai enfin dans ce qui avait du être une chambre. Et je la vis. Le fantôme d'une femme, vêtue comme une paysanne. Elle semblait avoir perdu la raison, ses propos étaient décousus, mentionnant un paquet qui aurait du partir, son mari qui était devenu bizarre... Je décidai d'aller chercher ce paquet dans la grange adjacente à la ferme. Il y avait une adresse à Hûrlevent, et elle était encore lisible, malgré les années. N'ayant plus rien à faire là, je décidai d'aller faire mon rapport concernant ce premier chaudron. Mais sur le chemin du retour, je ne pouvais m'empêcher de penser à cette femme dont l'âme ne pouvait trouver la paix. Combattre le fléeau faisait partie de ma mission de paladin, mais aider les vivants, et même les morts, aussi. Je décidai donc, pendant que l'alchimiste de l'Aube d'Argent étudiait l'échantillon que j'avais ramené, de partir pour Hûrlevent.

Une fois en ville, je me rendis à l'hotel de ville pour trouver l'adresse de la personne à qui le colis était adressé. On m'orienta vers une vieille femme qui n'avait plus tout sa tête, mais elle reconnut le contenu du paquet. Elle était la soeur du fantôme que j'avais rencontré. Parmis les affaires du paquet, le titre de propriété de la ferme, qu'elle n'était pas pressée de revendiquer, ainsi que la moitié d'un bijou. Elle me demanda de ramener ce bijou à sa soeur, espérant que cela l'aiderait à trouver la paix de savoir qu'elle allait bien. N'ayant plus rien à faire ici, j'acceptai et repartis vers le nord.

Je fus rejoint au camp par Brylla, qui devait elle aussi découvrir comment inverser les effets des chaudrons.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mer 26 Mar 2008 - 13:59

Moi qui ai tellement l'habitude de combattre seul, de laisser la Lumière blesser les ennemis qui se jettent sur moi en nombre, d'être aussi rapide pour en vaincre un seul qu'une multitude, me voila fort désemparé, et je commets des erreurs qui manquent de peu de nous être fatales, à Brylla et à moi.

Nous visitons les différents champs des environs pour ramener des échantillons de leur contenu, et je dois me rendre à l'évidence : je dois adapter mon style de combat. Elle est beaucoup plus sérieuse que lors de notre expédition en montagne au dessus de Forgefer, avec Muhra et Thoas. Le danger est présent et elle le sait.

Nous découvrons un tauren blessé, un druide qui a fait un long chemin pour venir mourrir ici... Il s'était donné pour mission d'apporter la paix aux animaux tourmentés de la région, et nous demande de finir ce pour quoi il est venu ici. Nous acceptons. Parce que sa mission est noble, et parce que c'est là les dernières volontés d'un mourrant. Mes soins sont sans effets, la Lumière ne peut plus rien pour lui. Il lui reste à peine quelques heures à vivre, peut-être même moins. Alors nous quittons la ferme et partons pour trouver ces ours et ces loups. Ils sont peu nombreux, sans doute le tauren avait-il déjà bien progressé dans sa mission avant d'être touché par les morts vivants et le fléau. Nos recherches nous amènent à une autre ferme. Bien que nous ayons tous deux visités ce champ par le passé, nous n'étions pas entrés dans la ferme. A part un meuble fermé que Brylla ne peut ouvrir, il n'y a rien de notable.

Dans la grange adjacente, nous découvrons un journal, celui de la fermière. Je me force à le lire, imaginant le pire. Elle y décrit comment elle a enfermé son mari dans les cabinets car il avait "changé"... Elle explique que c'est lui qui a la clé du meuble qui contient leurs maigres possessions, et qu'elle ne sait comment la récupirer. C'est alors qu'un squelette décharné surgit d'un tas de foin presque pourri. Il nous surprend, mais cela ne suffit pas à lui donner l'avantage. D'après ses vêtements, et la clé qu'il porte, nous en déduisons qu'il s'agit de la fermière qui a écrit ce journal.

Nous avions remarqué les cabinets, à coté de la ferme en arrivant... Quelque chose frappait à l'intérieur, quelque chose qui voulait sortir. Par ma barbe, il devait être là depuis sa tranformation, depuis l'arrivée du fléau...

Il n'y a qu'un seul moyen d'en être sûr... Nous utilisons la clé et ouvrons la porte. La goule qui en sort, toute décharnée qu'elle est, n'en est pas moins redoutable, rendue folle de rage par des années d'enfermement. Le combat est rapide, heureusement que nous sommes deux. Sur son corps, confirmant nos suppositions, une petite clé. Nous remontons à l'étage, pour examiner ce meuble, qui ne contient qu'un vieux fusil et quelques pièces d'or, un maigre payement pour une sinistre besogne, je décide de revendre le fusil pour acheter un intensificateur somatique nécessaire pour modifier le contenu du chaudron, à l'extérieur, et faire en sorte que les séides du fléau soient eux-même victimes du gaz qui s'en échappe.

Dehors, nous tombons sur une patrouille d'écarlates en plein combat contre les morts-vivants. Ils ne posent pas de question, et nous attaquent aussi. D'autres morts-vivants nous remarquent et nous attaquent. Nous sommes encerclés, je crie à Brylla de fuir, mais dans le chaos du combat qui masque mes paroles, ou parce que nous sommes complètement acculés, nous ne pouvons le faire. Alors nous nous battons comme seuls des Wildhammers le font. Je fais fuir une goule pour nous libérer d'un adversaire, mais quand elle revient au combat, c'est accompagnée d'un de ses congénères. Le combat tourne mal, je ne vois plus Brylla, cachée par nos assaillants si nombreux, quand elle réapparait, frappant mes adversaires dans le dos. Un par un, nous les terrassons, sortons victorieux, mais forts affaiblis, de ce combat.

Une fois rétablis, nous poursuivons notre chasse aux animaux malades, et retournons voir le druide. Il succombe quelques instants après que nous lui ayons confirmé que sa mission est accomplie. Il avait sans doute gardé ses dernières forces à rester en vie, attendant enfin une bonne nouvelle qui le libèrerait. Il nous demande de prévenir les druides de Darnassus de l'état de la nature dans la région. Cela m'étonne d'un tauren, mais il n'allait pas nous demander d'aller voir ses frères de Mulgore, et en tant que druide, il avait sans doute de bons contacts avec les druides elfes. Une preuve de plus que nous pouvons travailler main dans la mais avec la Horde pour des objectifs plus importants que de vieilles querelles et des ambitions territoriales mesquines ne devraient pas nous faire oublier. Le fléau n'est pas vaincu, et la légion des démons non plus.


Dernière édition par Durandill le Mer 26 Mar 2008 - 16:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mer 26 Mar 2008 - 16:53

Une deuxième page du journal aujourd'hui, j'avais du retard

Ma route et celle de "la voleuse aux pieds nus", comme j'ai surnommé Brylla, mais sans le lui dire, nos routes donc se sont séparées peu après la mort de ce druide. Pourquoi ce surnom? Elle porte non pas des chaussures, mais de droles de protections sur les chevilles à la place. Cela lui permet sans doute d'être plus discrète, ou peut-être y'a-t-il une autre raison, je ne lui ai pas demandé. Une part de mystère pour la voleuse aux pieds nus...

Je suis ensuite allé à Darnassus, où j'ai parlé à des membres de l'Aube d'Argent et aux druides. J'aurais pu prendre le bateau pour l'Exodar, voir ma soeur Prunille qui s'y est établie... Mais elle m'aurait sans doute parlé des amis de Gelb qu'elle a rencontrés lorsqu'elle a ramené le corps de la draenei. Le simple fait de penser à elle est une torture, je ne veux en parler avec personne, même ma soeur.

L'Aube d'Argent a une mission, et je saute sur l'occasion pour partir vers le sud : un culte réveille d'anciens dieux dans le temple déchu de Brassenoire, et si cela aide l'Aube, je suis prêt. Arrivé sur place, je tombe sur Grumgor, qui escorte une gnome et une draenei dans Brassenoire. Nous échangeons quelques mots, mais nos missions nous attendent. Ils sont à la recherche d'un trésor, ou quelque chose comme ça. Nous nous perdons de vue dans les sombres couloirs, et je finis par arriver à destination. Les cavernes renvoient l'écho de leurs cris de victoire, ils s'en sortent bien aussi, je ne me fais pas de souci.

Une fois mon enquête terminée, je décide d'aller voir de plus près la Porte des ténèbres qui mène en Outreterre. Je sais par mes contacts de l'Aube d'Argent qu'après la vague d'assaut des démons, ces derniers ont été repoussés, et que nous tenons la Porte de l'autre coté... La horde et l'alliance, se regardant en chiens de faïance, mais luttant cote à cote pour protéger Azeroth. Ca me donne de l'espoir, mais le fantome de l'orc que je rencontre à l'entrée des terres foudroyées douche mon enthousiasme.

Son histoire est tragique. Il n'a pas attendu les ordres, et précipité sa troupe au massacre, et maintenant, ses hommes sont prisonnier d'un seigneur démon qui règne sur les lieux : Razhelik le souilleur, dont les trois lieutenant se partagent le territoire, tandis que le démon surveille les lieux du plus haut pic. Il me demande de libérer ses hommes, et je ne peux refuser. Leur sort, pire que la mort, obligé de se battre pour l'éternité pour leur bourreau, je ne le souhaite à personne.
Je parcours donc les terres foudroyées en long, en large et en travers, évitant les animaux, massacrant démons et serviteurs de Razhelik, jusqu'à ce que je débusque chacun des 18 malheureux prisonniers. Leur immortalité est relative, relié à ce monde par une pierre qui les empêche de succomber à mon dernier coup. Je garde donc ce dernier coup pour la pierre elle-même, détruisant le lien, libérant le prisonnier, qui enfin gagne le droit de mourir.

Le lendemain, je suis de retour auprès du fantôme orc, qui m'explique comment vaincre le démon. D'abord, tuer ses trois sbires, puis le démon. Facile? Non, car il va me falloir de l'aide pour vaincre un tel adversaire. Il m'envoie à Azshara, rencontrer un chasseur de démons elfe. Le voyage est long, et je suis plutôt déçu par cet elfe malingre et aveugle. Malgré ses lames impressionnantes, il ne paie pas de mine. Mais les apparences sont parfois trompeuses, je suis bien placé pour le savoir, et les révélations qu'il me fait changent mon opinion. Je dois découvrir le vrai nom du démon, car le pouvoir de ce nom permettra de l'affaiblir. Et me voila reparti en quête, d'abord d'un géant des mers dans son temple, qui me révélera le nom du démon, puis d'un minerai pour forger une arme.

Après toutes ces péripéties, me voilà de retour dans les terres foudroyées. Je porte à mon coté une épée en azsharite, sur laquelle le nom véritable du démon a été gravé : Rak'likh. Ainsi armé, et aidé par Jhessia, la jeune prêtresse humaine, je m'attaque aux sbires du souilleur : un ogre à la force gigantesque, un mage aux sortilèges terribles et une démoniste capable d'invoquer plusieurs infernaux. Mon épée les frappe, les uns après les autres, et sur chacun de leur corps, j'obtiens un tiers de l'amulette confiée par leur maitre, qui me permettra de l'invoquer... et de le tuer. Le combat contre Rak'likh est terrible. Il appelera à son aide un chevalier de la mort et un gangregarde, de misérables sous-fifres que j'ignorais pour me concentrer sur leur maitre. A un moment, il me tente de me projetter dans le vide, mais j'étais dos à une paroi rocheuse, me doutant qu'il tenterait quelque chose comme ça. Jhessia est gravement blessée, et s'évanoui. Je termine le combat seul, épuisé... Rak'lik et moi sommes à la limite. Il m'a transpercé la jambe, j'ai un genou à terre, mais je me suis vengé en rendant son bras gauche inutilisable. Il lève son bras valide pour frapper, ouvrant sa garde. Je n'ai qu'un instant pour frapper, en pleine poitrine. La lame d'azsharite le transperce, et son cri de victoire se transforme en cri d'agonie. Rak'likh n'est plus, les terres foudroyées sont libérées du démon... Je vois la Porte, au loin. Maintenant, je pourrais la franchir, sachant que ce coté-ci, la légion n'a plus personne... Mais les maleterres m'attendent. Il y a encore beaucoup à faire la-haut, et je me demande si je ne pourrai jamais franchir ce portail.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mer 23 Avr 2008 - 10:45

Le dernier chaudron crache son nuage empoisonnée devant moi. Mais comme pour ses prédécesseurs, ce poison va attaqué les morts plutôt que les vivants. Je continuerai de récolter des ingrédients pour retourner ces chaudrons contre ceux qui les ont placés là, mais je sais qu'il faudra du temps.

Je me tourne alors vers l'est, en particulier vers Stratholme. Je dois y retourner pour y chercher de l'eau sacrée. Esmeraldda et Jhessia m'ont promis de m'accompagner. Nous ne seront que trois, mais nous avons maintenant l'habitude de combattre ensemble, et cela suffira. Nous ne comptons pas explorer toute la ville, car cela prendrait trop de temps, mais il leur faut de l'eau, à elles aussi, bien que ce soit pour une raison différente de la mienne : maitre Greyson m'a en effet jugé digne d'obtenir un destrier, mais avant d'en savoir plus, il me faut du matériel : un encensoir sacré et un carapaçon. Pour l'encensoir, ce ne fut pas trop difficile, il m'a suffit de me ruiner auprès d'un prêtre de Forgefer. Pour le carapaçon, je suis allé voir Grimand Elmore, un célèbre forgeron nain qui vit à Hûrlevent. Il a accepté de me le forger, mais je dois lui fournir du matériel, et le payer.

C'est ainsi que je chevauche vers Stratholme, à la recherche d'une eau sacrée nécessaire à bénir le carapaçon. Je devrai aussi aller exorciser les âmes en peine de la région avec l'encensoir acheté à prix d'or, car Greyson me l'a demandé quand je lui ai ramené l'objet. Je commence par l'exorcisme, en attendant l'arrivée de mes camarades. Une fois à l'intérieur de Stratholme, les morts se jettent sur nous, mais la puissance de la Lumière nous protège, et nous progressons dans les rues noires de suie, repoussant les cadavres, à la recherche de caisses qui n'ont pas été envahies par les larves ou les rates. Fort heureusement, la capacité naturelle des nains à trouver et identifier des trésors me permet d'éviter ces caisses et de nous concentrer à approcher celles qui sont en bon état.
Une fois notre réserve d'eau constituée, nous battons en retraite. Notre incursion a été repérée, et nous nous retirons par l'entrée secondaire, non sans en avoir récupéré la clé sur un énorme mort-vivant. Puis nous nous séparons.

De retour à Hûrlevent, je fais appel aux Aigles, car j'ai une liste de courses impressionnante. Un nain du nom de Smokey veut que je lui amène de quoi faire sauter les bâtiments du Fléau autour de Stratholme, et il me manque encore quelques barres d'arcanite pour le carapaçon. Heureusement, nous avons plusieurs alchimistes et ingénieurs qui peuvent m'aider. Le matériel étant réuni, Elmore se met au travail. J'observe avec attention sa façon de travailler. Elle est différente de celle de mon père Thurgol, du moins dans mon souvenir. Il n'a plus travaillé dans une forge depuis des années. Je prends mentalement quelques notes, de questions que j'aurai à poser à Thurgol. L'arcanite semble très délicat à manipuler.

Une fois le carapaçon forgé, Greyson accepte de m'en dire plus sur ma future monture. Il veut que j'aille affronter un chevalier de la mort, afin de libérér ce qui était jadis un noble et fier destrier de son destin funeste. Mais avant de pouvoir faire cela, je dois faire bénir mon carapaçon par un ancien esprit équin qui se trouve en Féralas, plus précisemment à Hache-tripes. Je me souviens être passé devant l'endroit lors de notre soirée "saut en parachute" il y a quelques semaines... Ou mois? Je perds la notion du temps parfois.

Le temps de réunir une équipe et je suis prêt à partir pour Hache-tripes. Brylla et Brendek sont de la partie, de même qu'Esmeraldda. Il nous manque encore un soigneur, et c'est ce moment précis que choisis Iemanja pour réapparaitre. Je ne l'ai plus vue depuis longtemps, elle semble avoir délaissé son entrainement car elle n'est que de cercle 49. Mais je connais son courage et ses capacités à soigner, aussi ne me fais-je pas de soucis.

Nous allons donc jusqu'à la porte de l'aile ouest, mais une mauvaise surprise nous attend. La porte est vérouillée. Je me tourne, plein d'espoir, vers la voleuse aux pieds nus. Elle porte un masque, mais je comprends à son regard gêné qu'elle ne peut pas crocheter cette porte. Il nous font donc trouver une autre entrée. Heureusement pour nous, la porte de l'aile est n'est pas vérouillée. Nous entrons et tombons sur un démon qui s'enfuit à notre arrivée. J'ai juste eu le temps de voir à son cou, accroché par une chainette d'or, une clé en forme de croissant. Commence alors une course poursuite à travers la cité en ruine. Nous poursuivons le diablotin, il profite que nous devions combattre les créatures qui ont envahi les lieux pour prendre de l'avance, mais heureusement il s'essoufle rapidement et nous le rattrapons à chaque fois. Finalement, il se retrouve acculé dans un coin. Il s'énerve vraiment, et commence à grandir et à invoquer d'autres diablotin. Nous nous jettons dans la bataille, surpris par son attitude. Il semblait plutôt lâche, et je ne m'attendais pas à un combat. Il aurait toutefois mieux fait de nous donner la clé, car il ne faisait pas le poids face à nous. En le fouillant, je tombe sur une recette de cuisine que je connaissais pas et dont les ingrédients grouillent autour de nous: des espèces de racines qui ont tout envahi. Cela me permettra de m'améliorer sans avoir recours au poisson. Ca tombe bien, je n'aime pas le poisson.

Nous continuons à visiter les lieux et trouvons une porte qui permet de sortir, loin à l'est, dans un petit pavillon solitaire, où un elfe pleure la grandeur perdue de la cité que nous venons de quitter. Il nous demande de récupérer un objet détenu par le démon que nous venons de vaincre, aussi retournons-nous le fouiller, mais le corps a disparu. Nous décidons de retourner dans l'autre aile, maintenant que nous avons la clé.

Cette aile ressemble à l'autre. Nous nous trouvons rapidement à combattre un tréant gigantesque que j'identifie comme étant celui qui a fait prisonnier l'ancien esprit équin dont m'a parlé Greyson. Une fois le tréant vaincu, l'esprit apparait. Je suis impressionné par sa beauté et sa pureté. J'aimerais presque que ce soit là la monture qui m'est destinée, mais ce n'est pas le cas, il me reste encore beaucoup à faire. L'esprit accepte de bénir mon carapaçon, voilà une bonne chose de faite.

Nous décidons de continuer à explorer les lieux, bien que Iemanja doivent nous quitter. Elle a atteint le cercle 50 lors de nos combats, et malgré la différence, ses soins ont été parfaits. Nous continuons donc, jusqu'à une grande salle ronde au centre de laquelle se tient, enfermé, un immense démon. Un mur invisible nous empêche de l'approcher, et ce mur semble maintenu par des pylones sévèrement gardés. Bien que le démon soit prisonnier, on ne sait pas pour combien de temps, aussi préférons nous désactiver les pylones pour aller l'occir. Les combats sont beaucoup plus difficiles. Etant le seul capable de soigner, je dois prendre ce rôle, et ce n'est pas facile, n'étant de loin pas un spécialiste de la chose. Nous explorons d'autres parties de la cité elfe, à la recherche des pylones. Nous rencontrons un fantôme qui nous raconte l'histoire de Hache-Tripes.

Suite à la destruction du puit d'éternité lors de toute première invasion de la Légion, il y a 10'000 ans, tous les elfes n'ont pas renoncé à la magie. Certains sont partis vers l'est au delà de la mer pour fonder Quel'Thalas. D'autres se sont réunis dans cette ville, suivant leur prince. Ce dernier a capturé le démon que nous avons vu et utilisé sa puissance magique pour combler la soif de magie de ses sujets. Mais avec le temps, l'énergie demandée pour garder le démon enfermé n'a cessé de grandir, et finalement toute l'énergie volée au démon a fini par être nécessaire. Les elfes en sont morts, les tréants sont devenus fous, et les démons et les ogres ont envahi certaines partie de la ville.

Nous en terminons avec les piliers et retournons affronter le démon. Il est des plus coriaces, surtout que notre groupe et réduit, et le combat est des plus éprouvants, mais il finit par mordre la poussière. Nous continuons notre chemin jusqu'à la bibliothèque dans laquelle le prince se trouve. Furieux que nous ayons tué "son" démon, il nous attaque. Mais affaibli par la perte de sa source de magie, il ne fait pas le poids. Les fantômes des elfes qui hantent les lieux sont maintenant vengés.
Maintenant que j'ai mon carapaçon et qu'il est enfin prêt, je peux aller affronter le chevalier de la mort Ravassombre. Il dort dans un ossuaire de la Scholomance. Bientôt, il dormira pour l'éternité, et sa monture sera sauvée.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 28 Avr 2008 - 12:50

Je retrouvai Esmeraldda et Jhessia devant les portes de la Scholomance. Je serrai les poings... C'est de là qu'était partie l'armée qui avait tenté d'envahir mes chers Hinterlands. A cause de cela, nous avions quitté le Nid-de-l'Aigle, et mon père refuse encore aujourd'hui de revenir de cet exil, par honte. Si je le pouvais, je raserais cet endroit, j'engloutirais l'ile tout entière dans les profondeurs du lac. Mes moyens étant limités, je me contenterai d'éradiquer toute présence du fléau en ces murs.

Mes deux coéquipières étaient en grande discussion à mon arrivée, et en m'approchant, je vis deux fantômes craintifs. Il s'agissait d'Eva et Lucien Sarkhoff, deux domestiques qui avaient servi les Barov de leur vivant, et été torturés et tué. Ces pauvres âmes ne pouvaient trouver le repos, et demandaient vengeance. C'est avec plaisir que je leur promettai qu'ils l'obtiendraient.

Jhessia avait réussi à obtenir une clé pour la porte d'entrée, ce qui nous évita de défoncer la dite porte. Le bruit aurait sans doute alerté tout le bâtiment, et comme nous n'étions que trois il fallait être prudent. Eva nous avait demandé de retrouver le docteur Theolen Krastinov, le boucher qui avait fait des expériences sur elle et son mari, de le tuer et de brûler leurs restes, à défaut d'une sépulture décente. Elle nous demanda également de trouver son sac. Elle nous expliqua que Krastinov avait un maitre, Kirtonos le héraut, et que c'est en son nom que Krastinov avait agi, sacrifiant des milliers d'innocent. Dans ce sac se trouvait un peu du sang de ces innocents, et qu'avec lui, nous pourrions invoquer Kirtonos et débarrasser le monde de sa présence.

Nous pénétrâmes donc dans l'école de magie. Les nécromanciens et les démonistes côtoyaient des cadavres animés et les fantômes à la solde du roi-liche. Les démons des cryptes patrouillaient dans les sombres corridors. L'odeur de putréfaction était exacerbée par celle de l'encens. A mesure que nous progressions, massacrant sans pitié les serviteurs du Fléau, l'atmosphère se faisait plus lourde. Nous trouvâmes ici et là, trainant au sol, les titres de propriété que le dernier Barov vivant nous avait demandé de récupérer. Austrivage, Moulin-de-Tarren, l'île même où nous nous trouvions... Cela semblait si futile. Allait-il réclamer Moulin-de-Tarren à la Horde, brandissant son titre de propriété? Les humains et leur paperasse...

Nous nous trouvâmes rapidement bloqué par des portes verrouillées, et solides. En quête d'une clé, c'est sur une volière de dragonnets mort-vivants que nous tombâmes. L'Aube d'Argent avait donc raison. Ils m'avaient demandé d'enquêter sur la possibilité d'un élevage, et leurs craintes étaient fondées. Heureusement, les dragons n'avaient pas eu le temps de grandir, et nous étions déterminés à ne pas leur en laisser l'occasion.

Nous en avions fini avec eux quand Jhessia remarqua des trappes sur les cotés de la salle, qui semblaient mener plus bas. En regardant en bas, je reconnus sans peine l'ossuaire dont m'avait parlé Greyson, et après avoir vérifié que je pouvais atterrir sans me blesser, sautai le premier, suivi par la prêtresse et la chasseresse.

De drôles de créatures se trouvaient là, sorte d'assemblages étranges de cadavres. Avant de tenter de faire apparaître le chevalier de la mort Ravassombre, il nous fallait faire un peu de place. Sur le cadavre d'une de ces créatures, Jhessia trouva une clé et l'empocha. Nous comptions vérifier plus tard si elle nous ouvrirait les portes du reste de l'école.

Une fois la salle nettoyée, le rituel pouvait commencer. Les fantômes commencèrent à arriver, par vagues. Le combat semblait ne jamais vouloir finir, et les fantômes étaient de plus en plus puissants. A un moment, mon épée, confiée par l'Aube d'Argent, se mit à luire de manière plus prononcée, un cri de rage retentit, et surgissant du néant, le chevalier de la mort apparut, sur sa monture. Je décidai de monter sur la mienne et de le charger, mais je n'en eu pas le temps, il était déjà sur moi. Le combat s'engagea, entre le chevalier de la lumière et celui des ténèbres, entre le chevalier de la vie et celui de la mort. Un combat terrible, sans pitié, et nous n'étions pas trop de trois, car il était redoutable. "Etais", oui, car si j'écris ces lignes et en parle au passé, c'est bien qu'il trouva une mort définitive ce soir là. Nous étions épuisés, à court de mana, blessés, mais vainqueurs. Il était tombé, finalement. Lui mort, son cheval squelette s'écroula, et le fantôme du destrier apparut. Il semblait libéré. Je sortai le carapaçon, et il accepta que le place sur lui. Il sembla alors reprendre vie, et disparut, mais je savais que désormais, il répondrait à mon appel, où que je me trouve.

Cette victoire, si belle fut-elle, n'était que le prélude à beaucoup d'autres. Si, à l'extérieur, la nuit tomba sur la Scholomance et sur les Maleterres, à l'intérieur de l'école de nécromancie, la Lumière vint s'abattre, implacable, sur les serviteurs du Roi-Liche. Krastinov le boucher fut le suivant payer pour ses crimes, puis Jandice Barov, qui gardait sur elle le sang des innocents. Une fois le sang récupéré, suivant les instructions d'Eva, nous attirâmes Kirtonos dans un piège. La gargouille, attirée par l'odeur du sang, quitta les remparts sur lesquels elle siégeait et descendit sur le balcon, avide de goûter le sang, mais il fut déçu, car le seul qu'il but fut le sien, dans lequel il s'étouffa après qu'une flèche d'Esmeraldda lui ait transpercé la gorge.

Nous reprenions des forces après ce combat, sur le balcon, quand le soleil se leva à l'horizon. Cette aube nouvelle était un bon présage, et d'un commun accord, nous retournâmes voir Eva pour lui annoncer la bonne nouvelle. En remerciement, elle nous confia un bijou permettant de voir les fantômes de Caer Darrow. Récompense, ou malédiction? J'en eu le coeur brisé de voir tous ces être prisonniers de leur ancienne vie, rejouant le rôle qu'ils avaient eu de leur vivant... Les gardes, patrouillant d'un air sévère, un marchand vendant encore ses vieilles recettes, des enfants jouant à se courir après... Les enfants... En arrivant la première fois, j'avais cru entendre des rires et des voix, mais avec le vent venant du lac, je m'étais dis que ce n'était que mon imagination... Maintenant, je voyais, et je les entendais distinctement. C'était plus que je ne pouvais en supporter, j'appelai mon destrier et parti au galop. Ma monture me mena, sans que je ne la dirige, les yeux trop embués, jusqu'au monument d'Uther. J'y priai la Lumière des heures durant, attendant une réponse. Mais aucun signe ne vint, Uther n'apparut pas pour me dire quoi faire. C'est le prêtre elfe, qui vint finalement me tirer de mes prières. Selon lui, j'avais déjà la réponse au fond de moi. Calmé par mes heures de prières, je pris le temps de réfléchir. Aveuglé par la colère et le chagrin devant les victimes, je n'avais pas cherché assez loin. Ou assez près. Il devait y avoir un moyen pour leur rendre à tous la paix, et je remontai sur ma monture pour retourner là bas. Si Eva m'avait donné ce pendentif, ce n'était pas pour que j'ai pitié des malheureux, mais pour que j'agisse. Si les prières ne pouvaient leur donner le repos, il devait y avoir un autre moyen.

Je décidai de parler avec les fantômes de Caer Darrow, mais ils ne semblaient pas avoir conscience de leur état. Maigre consolation, ils semblaient presque heureux. Je gardais espoir, et finalement, l'un d'eux attira mon attention. Il semblait m'observer, alors que les autres n'avaient l'air de me remarquer que lorsque je m'adressais à eux. Selon lui, Kirtonos, bien qu'étant le maitre de Krastinov, n'était pas le véritable maitre des lieux. Le pouvoir était partagé entre le sombre maitre Gandling, qui dirigeait l'école, et Ras Murmegivre, une liche d'un grand pouvoir.

Je me remémorai ce que je savais des liches : des humains de grand pouvoir qui en voulaient encore plus et qui choisissaient volontairement de devenir des morts-vivants. Ils acquéraient ainsi l'immortalité, liant leur âme à un objet physique, le phylactère. Tant que l'objet existait, la liche ne pouvait être totalement tuée. Trouver le phylactère de Murmegivre risquait d'être compliqué. Mais il semblait que mon interlocuteur savait déjà tout cela, et me proposa une alternative : trouver le moyen de rendre Murmegivre à nouveau humain, et le tuer sous cette forme. Ainsi, pas besoin du phylactère. Mais rendre une liche humaine se fait pas facilement, sinon on aurait déjà pu s'en débarrasser. Il me demanda de me rendre à Stormgarde, là où vivait Ras Murmegivre quand il était humain, afin d'y trouver un objet lui ayant appartenu. Un tel objet aurait du pouvoir sur lui, car il symbolisait son passé. Je partis donc pour Stormgarde.

Je savais la cité en ruine, mais c'était pire que ce que pensais. Trouver un objet entier était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, et quelque chose ayant appartenu à une personne en particulier? Heureusement, Jhessia et Esmeraldda m'avait rejoint, et je demandais aussi de l'aide aux humains qui tentaient de reconquérir Stormgarde. Ils fouillèrent la partie qu'ils contrôlaient, et nous celles sous le joug du syndicat et des ogres. J'étais tellement fatigué à la fin des recherches que je ne me souviens plus qui a finalement trouvé les restes de ce vieux journal. La plupart était illisible, mais le nom du propriétaire avait été inscrit : Ras Murmegivre.

Il fallait maintenant lier ce souvenir à la liche qu'était devenue Ras. Pour cela, je demandai conseil à un reprouvé ayant rejoint l'Aube d'Argent, Bartholomew, qui se trouvait en savoir beaucoup sur les liches. Il m'apprit que je devais amener le journal là où Ras s'était tranché la gorge pour offrir sa vie au roi-liche, et devenir son serviteur : au coeur même de la cité en flammes de Stratholme, là où le baron Rivendare siégeait.

Une fois de plus, je me retrouvai devant Stratholme en compagnie de Jhessia et Esmeraldda. Cette fois-ci, nous avions la clé de l'entrée secondaire, récupérée lors de notre première incursion, nous nous faufilâmes donc dans la cité. Nous avions pris du tonnelet, comme on dit chez les nains, depuis notre dernière incursion, et les morts-vivants n'étaient pas de taille. Nous devions faire attention, cependant, car leur nombre aurait pu nous être fatal. Nous progressâmes donc rapidement, sans être trop téméraires, jusqu'au plus profond de la cité, protégés par le pouvoir de la Lumière, mais aussi de l'ombre. Car, à mon grand regret, Jhessia avait décidé de combattre l'ennemi avec ses propres armes, et la voir ainsi combattre avec la puissance des ténèbres n'était pas rassurant. Mais je savais son coeur pur, et malgré ce changement, je lui conservais ma confiance. Ses soins nous avaient sauvé maintes fois la vie par le passé, et ce continuais.

Nous récupérâmes encore de l'eau de Stratholme, et son pouvoir contre les morts-vivants nous fut plus d'une fois utile lors de notre progression, et plus encore lors du combat final. Rivendare... C'était le second chevalier de la mort que je combattais, et la difficulté du combat fut à la hauteur de celui contre Ravassombre. Heureusement, leur façon de combattre du haut de leur monture était semblable, et je pus ainsi profité de l'expérience acquise contre Ravassombre. Il tenta d'invoquer des hordes de squelettes, mais ils furent détruits par l'eau bénite de Stratholme avant même de pouvoir toucher mes compagnons. Je vis alors la peur dans les yeux sans vie de Rivendare, quand il comprit qu'il ne gagnerait pas ce combat. Mais il était trop tard, il nous avais sous-estimé, et cette erreur allait être la dernière. Il baissa sa garde un court instant, et mon épée lui trancha la tête.

C'est ainsi que nous retournâmes à la Chapelle de l'Espoir de la Lumière, avec dans nos affaires la tête du baron de Stratholme et le journal de Ras Murmegivre qui brillait d'une lueur inquiétante, depuis que nous l'avions déposé un court instant sur le sol maudit où Murmegivre avait pris sa propre vie. Derrière nous, Stratholme brûlait toujours, et je doutais que l'incendie ne s'éteigne jamais, mais la cité n'était pas seule à être la proie des flammes. Smokey, le nain qui m'avait demandé des bombes, m'avait préparé quelques charges explosives pendant que je discutais avec Bartholomew, et en quittant Stratholme, nous avions piégé chaque bâtiments du fléau. Les ziggourath étaient en train d'être réduites en cendres, et elle semblaient ne pas résister à l'incendie aussi bien que la ville. Avec la mort de Rivendar et la destruction que nous avions semé, le fléau avait subi de très lourdes pertes dans les maleterres de l'est. Il restait à équilibrer le compte dans les maleterres de l'ouest.


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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Ven 2 Mai 2008 - 13:27

Ca a marché ! Je peux l'avouer, j'étais plus que sceptique: transformer une liche en humain pour le tuer sous cette forme là, le plan me semblait des plus hasardeux. Et pourtant !

Connaissant bien les lieux à présent, nous avons progressé rapidement, éliminant les sous-fifres sur notre passage. Le moral des nécromants semblait bien bas, sans doute la mort de Krastinov et Kirtonos ne leur semblait pas un bon présage. Et bien ils avaient raison !

Nous sommes finalement arrivés dans le laboratoire de la liche. En voyant ses instruments et les bocaux aux contenus peu ragoutant, je ne préférai pas imaginer les expériences que menait Ras. J'espérais juste que nous n'allions pas finir dans un de ces bocaux.

Il était au fond de son laboratoire, et ne nous avait pas vu, absorbé par son travail. Quand il m'a entendu psalmodié et qu'il s'est retourné, il était trop tard. Le livre du souvenir commençait à faire son effet, et il se retrouva soudainement devant nous sous sa forme humaine. Et très en colère.

Je fus moi-même surpris de la transformation, et aussi par les reflexe de cette homme-liche. Il ne se laissa pas démonter et attaqua tout de suite. De son vivant, il avait été un puissant mage du froid, et même avec ses pouvoirs de mort-vivant perdus, il restait dangereux. Heureusement, j'avais prévu le coup, et mon aura de résistance au givre nous protégea de ses sorts. Il se défendit tant qu'il put, mais finalement, je pris sa tête en trophée.

Une fois Murmegivre vaincu, nous décidâmes d'en finir une bonne fois avec le maitre des lieux, Gandling. Il fut difficile à trouver, et ne se montra qu'après que nous ayons occis tout les "professeurs" de cette sinistre école.

Il tenta de nous séparer en nous téléportant dans d'autres salles durant le combat, mais ce fut peine perdue, il ne put rien faire de plus, et fut vaincu prestement.

Avec cette victoire, je me rends compte que le Fléau est encore plus affaibli dans les Maleterres. Les actions de l'Aube, coordonnant tous les aventuriers désireux d'aider, sont capitales dans la région, mais je sais que Naxxramax flotte toujours dans le ciel, et que tant que Kel'thuzad n'aura pas été vaincu, les troupes que nous avons vaincues seront remplacées, petit à petit. Il sera bientôt temps de porter ce coup décisif. Mais avant, il y a autre chose que je dois faire.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Lun 5 Mai 2008 - 23:02

Je ne suis pas prêt.

Naxxramas est quelque part au dessus de Maleterres, l'Aube d'Argent m'a offert le moyen d'y entrer... Mais je ne suis pas prêt.

Kel'thuzad est là haut, et je compte bien en finir avec lui. Mais je dois me préparer. Et il y a une chose que je voulais faire depuis longtemps, et que j'ai trop souvent remis à plus tard. Je suis donc retourné dans la vallée des Frigères voir mon père Thurgol.

Il semblait bien vieux et malade. Il a toujours prétexté des ennuis de santé pour éviter de retourner dans les Hinterlands... Il a honte d'être parti, même en sachant que les gens qu'il a conduit ici ont été une charge de moins pour ceux qui sont restés combattre lors de l'arrivée du Fléau. Il doit être un des derniers Wildhammer à ne pas avoir rejoint sa terre, et je me demande s'il le fera jamais.

Malgré sa fatigue, il était heureux de me voir, car il savait pourquoi j'étais là. Les trois charettes de minerai qui me suivaient étaient un indice éloquent, j'étais là pour apprendre. Il me montra le couteau à ma ceinture:

"Tu n'aura plus besoin de ça, fils."

J'hochai la tête, et retirai le couteau de dépeçage, que je posai sur la table. Puis, je le suivis sans un mot jusqu'à la forge derrière la maison.

Il sourit en voyant mon air ébahi. La forge était comme neuve, ça avait du lui prendre des jours pour la remettre en état.

"Tu es prêt à transpirer, fils?"

Je commençai à décharger le cuivre, enlevai mon armure, et lui rendit son sourire.

"Je suis prêt."

Les jours qui suivirent furent éprouvants, mais me rendirent aussi très heureux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé autant de temps avec Thurgol, et je savais que je profitai de l'expérience d'un grand forgeron. J'étais déterminé à le rendre fier de moi par mes travaux de forge. Quant à lui, en se remettant à la forge, il semblait revivre. Ces années d'exil volontaires lui avaient pesé ces derniers temps, et ce poids s'envolait comme mon stock de cuivre et d'étain.

Mes soeurs étaient heureuses de m'avoir de nouveau à la maison, de même que ma mère. Et après avoir arpenté Azeroth dans ses moindres recoins, toujours sur la route, ça me faisait du bien d'être de retour dans ma famille. Travailler le métal me vidait la tête de mes soucis, et je notai que bien que Thurgol n'avait plus la force de travailler longtemps à la forge, il était un professeur excellent.

Je dus m'absenter quelques jours pour chercher du minerai dans les terres ingrates. A mon retour, je fus heureux d'apprendre que ma soeur Prunille avait fait quelques bonnes ventes et investi dans l'achat de minerai et de barres de mithril et de thorium.

Les jours passèrent, et malgré les enseignements et les connaissances de Thorgol, mon stock de minerai fondait comme neige au soleil tandis que j'avais l'impression que ma progression stagnait. Pourtant, petit à petit, je devenais meilleur. Après le fer et le mithril, Thurgol m'envoya à Forgefer pour choisir ma spécialisation. Il voulait que je voie aussi comment travaillaient les autres forgerons, et que je parle avec les autres maitres. Après avoir parlé avec les Barbe-de-Bronze, je confirmai ma décision de devenir, comme mon père, un forgeron d'armes. On me demanda alors de prouver mes capacités en forgeant différents armes. Thurgol m'avait dit de ne revenir qu'une fois que ma spécialisation serait choisie et maitrisée, je savais donc que je devais me débrouiller pour apprendre à forger ces armes exotiques.

Mes recherches me mirent sur la piste de plusieurs forgerons de la vallée de Strangleronce, et il ne me fallut pas longtemps pour les trouver. Les convaincre de m'apprendre leur savoir ne fut pas trop difficile, mais trouver les matériaux pour forger les armes fut plus compliqué.

Mais pas insurmontable, fort heureusement. C'est ainsi que je devins fabriquant d'armes. J'avoue que la hache lourde en mithril me livra tous ces secrets lors du premier essai, et convaincu qu'en forger d'autres ne m'apprendrai plus rien, je décidai d'acheter ce qui me manquait à l'hôtel des ventes. Je vérifiais la qualité de mon achat, et constatai que la
mienne était meilleur. Cela prouvait bien que j'avais raison, et le maitre forgeron n'y vit que du feu. Je ne fus pas surpris de voir qu'il mettait en vente pour son profit personnel les armes que j'avais forgées, et décidai de reprendre mon entrainement avec un forgeron moins cupide, à savoir Thurgol.

La suite fut plus ardue. Les quantités de thorium nécessaires pour m'améliorer étaient astronomiques, mais à chaque botte, à chaque brassard, à chaque dague, j'apprenais de nouvelles subtilités sur l'art de la forge. Et à chaque pièce meilleure que la précédente, je lisais la fierté dans les yeux de mon père, et rien que pour ça j'aurais pu fondre la grande
enclume de Forgefer pour en faire une arme.

Je me rendis à Berceau-de-l'hiver et dans le cratère d'Un'Goro, sur les conseil du Thurgol, pour y trouver du minerai de thorium. Il voulait que je voie les discrètes différences dues à deux environnement totalement différents, et comment tirer partie pour forger soit des armes, soit des armures. Il y avait une autre raison pour laquelle il voulait que j'aille
dans le nord de Kalimdor. C'est à Long-Guet que se trouvaient trois spécialistes de la forge d'arme, et il voulait que je m'entretienne avec eux pour faire mon choix définitif: les marteaux, les épées ou les haches.

Le choix était difficile. J'avais eu en main, et j'avais combattu avec des armes d'exception, forgées par d'autres: la hache offerte par Dame Muhra, si rapide, enchantée de feu, et qui m'a accompagné depuis ma libération, jusqu'à mon entrée en Outreterre. Le marteau-tonnerre, le symbole de notre clan, qu'on m'a remis en récompense pour avoir sauvé Bec-Tranchant des trolls. Et l'épée de l'aube, que m'a donné l'Aube D'argent après que j'ai ramené la tête du baron Rivendare de Stratholme, que j'utilise encore à chaque fois que je combats des morts-vivants, car elle y est totalement
dédiée.

Trois armes extraordinaires. Trois spécialisations de forge. Trois mondes complètement différents. Un seul choix possible.

Etant un Wildhammer, le choix logique aurait été la forge de marteaux. Et c'est ce que j'aurais choisi si Thurgol était resté tel qu'il avait été ces dernières années. Mais m'avoir formé lui a redonné le sourire, et il s'est remis à forger. Il est encore faible, mais ma mère m'a avoué qu'il reprenait déjà des muscles. J'espère le voir se remettre complètement au
travail, mais je ne veux pas qu'il croie que je vais lui succéder en tant que forgeron de marteaux-tonnerre, il risquerait de s'effacer. Qui plus est, je veux me faire un nom, et pour ça je dois me distancier de son travail.

J'ai donc fait mon choix.

Ma première création, toute d'adamantite, est là, devant moi. Elle brille d'un éclat bleuté, et fend l'air avec une telle rapidité... Il me reste à espérer qu'un jour, on chantera les qualité des épées Durandill à travers Azeroth.
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MessageSujet: Re: Le Journal de Durandill   Mar 13 Mai 2008 - 19:39

La Porte des ténèbres. C'est étrange, j'ai l'impression qu'elle est plus grande du coté de Draenor que du coté d'Azeroth. Quoiqu'il en soit, je l'ai passée ce matin. Tout de suite, je fus assailli par les bruits des combats, l'odeur de poussière et de souffre, et celle du sang. J'ai laissé Azeroth derrière moi. Je ne peux pas patrouiller dans les Maleterres pour éliminer des morts-vivants en maraude, j'ai l'impression de perdre mon temps. Alors, en attendant de pouvoir frapper plus haut et plus fort, j'ai décidé d'aller en Draenor.

La Porte des ténèbres, en état de siège permanent. La Légion ardente tente par tous les moyens de la reprendre. Si cela arrivait, ceux de l'Outreterre y seraient coincés, tandis que les démons pourraient envahir Azeroth à nouveau. Un point stratégique, vital. Et la Horde, et l'Alliance, côte à côte, qui la protège des assauts incessants des démons. Ils se regardent en chiens de faïence, mais ils s'entraident et se protègent mutuellement. L'équilibre est fragile, mais c'est la preuve qu'ils peuvent oublier leurs différents passés.

Je ne restai pas longtemps à la Porte, on m'envoie au bastion de l'Honneur, porter un message sur la situation. Un guerrier de plus à la porte ne ferait pas grande différence, j'imagine, et je comprends que le commandant, qui ne me connait pas, préfère que j'aille demander des renforts. Du haut de mon griffon, je contemple la péninsule des flammes infernales.

L'endroit ressemblait fortement aux terres foudroyées: une terre ocre, aride, balayée par des vents chauds. Perdu dans ces reflexions, je manquai de percuter un obstacle inattendu : un rocher flottant dans les airs. Voilà une chose que les terres fourdroyées n'avaient pas.

Une fois mon message délivré, je fis connaissance avec les gens du bastion de l'honneur. Pour la plupart, des vétérans, obligé de vivre ici après la fin de la seconde guerre, quand la Porte des ténèbre fut refermée. Qu'ils aient tenu le coup toutes ces années, avec peu d'espoir de retour, dans un monde en déliquessence, cela force mon respect. Avec la réouverture de la Porte et l'arrivée de renforts, ils auraient pu rentrer, mais ont choisi de rester et de se battre encore. Je décidai de mettre mes maigres talents à leur service, ma manière à moi d'honorer leur combat.
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