Les Aigles de Wildhammer

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 L'Histoire de Thulrin - Faire table rase du passe

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Belrin
Aigle
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MessageSujet: L'Histoire de Thulrin - Faire table rase du passe   Mar 20 Avr 2010 - 12:44

« Foregefer, enfin, » pensa Belrin. Il guidait un petit convoi de cinq béliers lourdement chargés de diverses caisses. Ses douleurs au dos continuaient de le faire souffrir. De plus, il n’avait jamais été très à l’aise sur un bélier, et la chevauchée l’avait fortement affecté.

« Qu’à cela ne tienne ! Thulrin aura bien une bière à m’offrir. Un peu de relaxation, et ça sera vite passe ! »

Thulrin. Ce jeune aiglon qu’il avait pris sous son aile. Il se demandait encore pourquoi. Comme beaucoup de nains, Thulrin avait pris contact avec un officier du Clan pour rejoindre leurs rangs. Cet officier avait été Belrin. Il ne s’était pas attardé sur son passé, mais avait prouvé à Belrin sa sincérité à se mettre au service du Clan. Puis, petit à petit, Thulrin s’était ouvert à Belrin, lui avait annoncé qu’il était un fils Rochorteil, la famille des gardiens d’écurie du Nid, et qu’il avait quitté le Nid 10 ans auparavant, suite à un désaccord avec son père. Belrin se rappela alors de ce tout jeune petit garçon qui écoutait les chevaucheurs à la veillée, en cachette, qui se faisait rappeler à l’ordre par les Griffons, à l’époque, lorsqu’il essayait d’entrer dans la salle du Conseil sans autorisation… C’est alors qu’il l’avait reconnu. Thulrin Rochorteil.

Ces pensées l’avaient accompagné alors qu’il passait les portes de Forgefer sous l’œil des gardes qui le saluaient en voyant son tabard aux couleurs du Clan des Marteaux Hardi. Il se dirigea vers la Grande Forge, guidant ses béliers, et il y reconnu rapidement Thulrin.

Le jeune nain était souriant, concentré sur son travail. Torse nu sous son tablier de cuir, son torse puissant, comme la plupart des nains, luisant de sueur à la lueur du métal en fusion, il frappait sans relâche sur la grande enclume. De nombreuses cicatrices étaient visibles sur ses bras et son dos, forêt de lignes plus claires sur sa peau bronzée. Il semblait travailler à l’enchâssement de pierres précieuses sur des gants. L’œil expert de Belrin était intrigué, car il savait que seul un maitre forgeron était capable d’une telle prouesse, et que c’était un talent qu’ils se gardaient bien de divulguer à quiconque n’ayant pas atteint ce statut. Que Thulrin en soit capable démontrait que la détermination du jeune nain à devenir un forgeron reconnu n’était pas feinte et qu’il s’était grandement amélioré dans cet art en peu de temps.

Belrin laissa Thulrin terminer son ouvrage, regardant chacun de ses gestes, comparant la technique à la sienne, notant les différences et les améliorations qu’il pourrait éventuellement en tirer. Ils devraient en discuter, c’est ainsi que la technique progresse…

Thulrin cessa soudain son activité, souleva et examina son ouvrage, puis, visiblement satisfait, essaya les gants encore chauds, testant la taille, les articulations, les jointures. C’est alors qu’il aperçut Belrin qui l’observait. Il déposa les gants à coté de l’enclume, dans la caisse à son nom, et s’approcha du nain.

« Encore du métal pour moi, Harfang ? De la saronite, j’espère. Il parait que je suis capable de m’essayer à le travailler, maintenant. »

Belrin lui sourit. « Il semble que j’ai un train de retard. Toutes ces caisses sont pleines d’adamantite. Tu sauras bien en faire quelque chose. »

« Un grand merci pour ton aide, comme toujours. Mais tu dois être fourbu et assoiffé après ce voyage. Viens, je loge non loin. Je déchargerai les caisses pendant que tu ouvriras un tonneau. »

Caisses déchargées, tonneau percé, rôti sur la broche dans la cheminée, Belrin se détendait. Thulrin avait bien aménagé la pièce louée à Forgefer le temps de son apprentissage.

Un lit, une table et deux chaises, un coffre. Simple et fonctionnel, comme il s’y attendait. Un objet, cependant attirait l’attention de Belrin. Sur la cheminée, une épée et une hache croisées sur un bouclier et sur ce bouclier, une tête stylisée qui semblait faite de flammes. Le style et les techniques utilisées pour forger ces armes étaient indéniablement différents de ce qu’il avait pu voir dans l’Alliance.

Belrin resta quelques temps à les regarder. Le silence s’était fait dans la petite pièce.

« Ils ont été faits par des orcs, » dit Thulrin. « C’était mes armes dans l’unité de mercenaires ou j’ai servi pendant prés de 10 ans, les Goth re Vastrugen. »

Thulrin prit une profonde inspiration.

« Les orcs sont un peuple étonnant, cherchant toujours le conflit, surtout les uns avec les autres. C’est ainsi qu’ils deviennent de redoutables combattants. Et leurs guerres perpétuelles, que le chef de guerre a tant de mal à contrôler, sont du pain béni pour des troupes de mercenaires. Ce n’est pas bien difficile de trouver un emploi lorsqu’on sait se servir de ses armes.

Quand j’étais enfant, je voulais devenir un guerrier à l’image de mes héros, capable seul de tenir des hordes entières au service du Clan. Mon père était contre, tellement contre qu’un jour, alors que je venais d’atteindre l’âge adulte, ne supportant plus son refus à me permettre d’engager la formation avec les chevaucheurs, je suis parti. Vers le nord d’abord, où j’ai découvert le royaume des morts-vivants. Je me suis lié d’amitié avec l’un d’eux, Heyn. Nous avons voyagé ensemble dans les terres contrôlées par la Horde pendant presque un an, plutôt clandestinement pour ma part. Dans les Tarrides, nous avons prêté main forte à deux elfes de sang aux prises avec des gobelins. L’un d’eux, une femme, Neavyh était la chef des Goth re Vastrugen. Elle proposa à Heyn de rejoindre leurs rangs et me mit à l’épreuve. Elle finit par m’accepter dans leurs rangs.

Je refusais de porter les armes contre les forces de l’Alliance, et de ce fait, mon action fut limitée à des contrats de mercenariat dans la Horde même. J’y ai passé les 10 années de mon éloignement du Nid. J’ai perfectionné ma connaissance du maniement des armes, mais je me bats comme un orc, pas comme un Marteau Hardi…

Cette prise de conscience a fait naitre une sorte de nostalgie. Je m’éloignais de mon rêve et de mes héros. C’est alors que j’ai décidé de revenir parmi les miens. Je n’osais cependant pas me rendre directement au Nid et revenir comme si de rien n’était. Je ne suis pas forcément très fier de mes actions et de ce que je suis devenu. J’ai donc préféré suivre la voie de recrutement des nains extérieurs au Clan. Et me voilà Aiglon, en apprentissage de notre façon de combattre, à souffrir entre les mains des Aigles Dren et de Gunir, et mettant mes petits talents au service du Clan et de notre alliance avec l’Ost Pourpre. »

Un large sourire éclaira le visage de Thulrin à la mention de ses compagnons d’armes actuels. Ils lui avaient déjà fait confiance à plusieurs reprises. Il avait même secondé le Gardien du Clan lors d’un raid dans la forteresse de Naxxramas. Les images lui revenaient en mémoire et le gonflaient de fierté.

« Je vis mon rêve, Harfang Belrin. Enfin. Je suis presque à ma place. »

« Presque ? » interrogea Belrin.

« Oui, le Gardien m’a confié une mission. Me réconcilier avec mon père et reprendre ma place dans la famille Rochorteil. Je ne suis pas certain d’y parvenir.

A la demande du Gardien, je me suis présenté devant lui, et ai essayé de lui parler. Sans succès. Il m’a traité de monstre, ne sachant rien faire d’autre que de détruire. Notre entretien a vite coupé court. Me voilà donc partagé entre la joie que j’éprouve au contact de mes nouveaux compagnons et entre la peine de ne pas réussir à renouer le dialogue avec mon père.

J’ai décidé de parfaire mon apprentissage de la forge pour lui prouver que je sais aussi créer des choses, et espérer qu’il change d’avis à mon sujet. Toutes mes économies, qui représentaient ma vie d’avant, y sont passées. Et je n’ai aucun regret. Ca a été comme faire table rase du passé pour moi. Je lui enverrai mon chef d’œuvre lorsqu’il sera termine. J’espère qu’alors il acceptera de me voir à nouveau comme son fils. »
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